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CONGRÈS MONDIAL AMAZIGH
Maroc : Cas Elwazani
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- V. Tauli-Corpuz, Présidente de l’Instance Permanente des Nations Unies pour les droits des peuples autochtones - R. Stavenhagen, Rapporteur Spécial des Nations Unies pour les droits des peuples autochtones - A.Ligabo, Rapporteur Spécial des Nations Unies pour la liberté d'expression et d'opinion - H. Jilani, Rapporteur Spécial des Nations Unies pour la protection des défenseurs des droits de l’homme - Urgences-action, ONU - ONG
Mmes, Mrs Abdelaziz Elwazani, de nationalité marocaine, président de l’association "Ouzgan pour le développement" et membre de la Ligue Amazighe des Droits Humains est convoqué pour le 9 juillet prochain, devant le tribunal de première instance de Guelmim (sud-Maroc). Il lui est reproché d’avoir dénoncé publiquement la corruption des fonctionnaires du Makhzen (administration marocaine) et l’expropriation illégale des terres des paysans amazighs, lors d’une conférence sur " les droits relatifs à la terre ", organisée conjointement par le Congrès Mondial Amazigh, la Ligue Amazighe des Droits Humains et l’association Ouzgan pour le développement, le 10 février 2007 à Bouyzakarn. Cette conférence avait pour but de sensibiliser les citoyens amazighs au processus en cours au sein des Nations Unies, de reconnaissance des droits à la terre, territoires et ressources naturelles des peuples autochtones. En tant qu’ONG, le CMA en collaboration avec l’association Ighboula, avait déjà organisé en juin 2006 à M’rirt (Atlas), une première conférence internationale sur le même thème, à laquelle avait pris part Mme Erica Daes, Rapporteur Spécial des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. En dénonçant les expropriations foncières illégales grâce au recours à la corruption et à l’abus de pouvoir, en expliquant au public les moyens légaux de défense de leurs droits légitimes, M. Elwazani n’a fait que son noble travail de défenseur des droits humains. La terre, les territoires et les ressources naturelles des Amazighs, sont considérés au Maroc, comme un sujet hautement sensible par les autorités aussi bien locales que nationales, pour des raisons différentes : Au plan local, il remet en cause les propriétés foncières acquises illégalement par des notabilités politiques et économiques et au plan national, il réhabilite la souveraineté du peuple amazigh sur ses biens inaliénables que constituent ses terres, territoires et ressources naturelles. La convocation de M. Elwazani devant le juge de Guelmim n’a aucun fondement juridique mais constitue une véritable tentative d’intimidation d’un militant des droits humains, dans le but d’étouffer la liberté d’expression, la manifestation de la vérité et la revendication des droits légitimes des citoyens. En conséquence, nous avons l’honneur de vous demander, Mesdames, Messieurs, de bien vouloir recommander instamment au gouvernement marocain :
En espérant votre intervention urgente auprès des autorités marocaines, nous vous prions d’agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de notre haute considération. Paris, le 25 mai 2007 Le Président du CMA B. LOUNESCopie à: M. Bouzoubaa, ministre de la justice, Rabat, Maroc
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Auteur : B. LOUNES Président du CMA.
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