Portrait : Raïs M’bolhi

Portrait : Raïs M’bolhi
La Coupe du monde lui va comme un gant !La Coupe du monde lui va comme un gant !

Il est sans doute le joueur le moins connu de l’équipe nationale. Il n’est pas le mec qui s’épanche sur les colonnes des journaux. Du haut de ses 188 cm, il passe quasiment inaperçu… Il est comme ça, discret et introverti.

Il a même des airs de bad boy à l’américaine avec ses tatouages et son regard presque menaçant. Vous l’avez reconnu, il s’agit du portier des Verts Adi Raïs M’bolhi-Ouhab. A seulement 26 ans, l’homme dégage une assurance digne des grands gardiens qui évoluent dans le haut niveau. Pas facile de débarquer comme cela dans une sélection d’un pays dont on ne connaît presque rien.

Mais c’est méconnaître son caractère bien forgé dans la douleur et la difficulté de la banlieue parisienne. N’ayant jamais connu son père congolais, le petit Raïs doit tout à sa maman, originaire de Bordj Bou Arréridj, qui l’a aidé à s’épanouir pour voler de ses propres ailes et fuir ce milieu pas très sain du «93». Et à tout juste 15 ans, le gamin quitte sa chère maman pour aller peaufiner sa formation à l’Olympique de Marseille. Son agilité n’a pas tardé à taper dans l’œil du sélectionneur de l’équipe de France des -16 ans.

Là-bas il y côtoie notamment un certain Hugo  Lloris, l’actuel gardien des Bleus. Il enchaînera une sélection dans les -17 ans chez les Bleus tout étant dans l’effectif de l’Olympique de Marseille. Mais sa situation de remplaçant, voire de doublure de Fabien Barthez à l’OM, ne satisfaisait pas l’ambition d’un jeune pas du tout impressionné par l’aura de ce club mythique en France. C’est alors que Raïs prend son billet d’avion pour aller poser ses bagages chez les Heart of Midlothian en Ecosse.  Gardien globe-trotter, l’essai pas très réussi, il mit le cap vers la Grèce où il signe successivement à l’Ethnikos Piraeus  puis à Panetolikos.

Pas pour longtemps, puisque Ouahab M’bolhi prend son monde à contre-pied et s’en va au Japon pour s’engager avec le FC Ryu-kyu-.  Il jouera 22 matchs au pays des Samouraïs, le temps de s’aguerrir avant de rejoindre la Bulgarie pour un contrat de deux ans, en mai 2009, le Slavia Sofia. Dans ce pays de  l’Europe de l’Est, Raïs se fait un petit trou est s’installe durablement dans la capitale bulgare en s’engageant avec le voisin du CSK Sofia, où il est signataire à ce jour. Entre-temps, M’bolhi a fait du chemin. Il réalise le rêve de sa maman en recevant sa première convocation en équipe nationale d’Algérie. Rabah Saâdane lui fait confiance en match amical contre l’Irlande du Nord juste avant le Mondial sud-africain. Recommencement d’une carrière hachée plus prometteuse sous le maillot vert.

Portrait : Raïs M’bolhi
La Coupe du monde lui va comme un gant !

Par chance, Rabah Saâdane décide le 18 juin 2010 de titulariser M’bolhi contre l’Angleterre suite à l’erreur de Faouzi Chaouchi contre la Slovénie. Trop belle, cette opportunité, pour la rater. Raïs avait sorti ce jour-là un match épique ponctué par de belles claquettes. Ce fut son heure de gloire.  Mieux encore, le parfait inconnu devient après deux matchs meilleur gardien du premier tour de la Coupe du monde de la FIFA ! Un talent fou, une agilité phénoménale, et par-dessus tout, un détachement impressionnant face à la pression. Après le Mondial, il a même failli signer à Manchester United et plus tard Newcastle.

Et durant ce Mondial brésilien, Raïs Ouahab M’bolhi a éclaboussé de sa classe les matchs de l’EN. A lui seul, il a sauvé les Verts d’un naufrage contre Belgique, la Corée du Sud et dernièrement face à la Russie. Demain face à l’artillerie allemande, Raïs aura une belle occasion de monter plus haut.  Assurément, l’équipe nationale a trouvé un gardien qui lui va comme… un gant !
 

El Watan 

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