La maladie prend l’ampleur d’une pandémie

Le coût économique du diabète a atteint 471 milliards de dollars

Le coût économique du diabète a atteint 471 milliards de dollarsLe diabète a tué 4,8 millions de personnes en 2012. C’est énorme pour une maladie dont le traitement existe depuis près d’un siècle. Le problème se pose, à vrai dire, en termes du nombre important de diabétiques (environ 371 millions de personnes actuellement), dont 75% n’ont pas vraiment accès aux soins.

Pourtant, les scientifiques s’attellent à développer des médicaments plus performants. NovoNordisk focalise ses recherches sur la mise au point de nouvelles insulines plus efficaces et de nouvelles catégories de traitement (notamment les incrétines). Le laboratoire danois oriente également ses recherches sur un remède pour traiter définitivement le diabète, mais c’est encore au stade embryonnaire.
Le diabète a un coût économique, qui tend à augmenter jusqu’à absorber une part importante des dépenses globales de santé. C’est l’alerte donnée par des experts, qui l’ont argumentée par des chiffres édifiants. En 2012, la maladie a coûté 471 milliards de dollars américains, soit environ 12% des dépenses de santé. Les complications liées aux diabètes (accidents cardiovasculaires, atteintes oculaires, amputations...) multiplient le poids financier du traitement par 24 pour le type 2 et douze pour le type 1.

En 2030, la maladie consommera 595 milliards de dollars américains. Au-delà des aspects économiques, le diabète, autant que le cancer, est une maladie mortelle, s’il n’est pas appréhendé par une approche thérapeutique efficace et rigoureuse, combinée à une bonne hygiène de vie (alimentation saine et équilibrée, perte de poids, exercice physique...). En 2012, il a tué 4,8 millions de personnes à travers le monde. C’est énorme pour une pathologie dont le traitement existe depuis un siècle. “à la fin de cette présentation, 360 diabétiques seront décédés des suites de leur pathologie”, a regretté Mike Doustdar, vice-président pour les opérations internationales à NovoNordisk, lors d’une session d’information organisée les 19 et 20 août à Copenhague (Danemark), au profit de 35 journalistes venus d’Afrique, du Moyen-Orient d’Amérique latine et d’Asie.

à vrai dire, la problématique se pose en termes de nombre élevé de personnes souffrant, de manière chronique, de déséquilibre du taux de glucose dans le sang, leur concentration (à 79%) dans des pays à faibles revenus et les difficultés corollaires d’accès aux soins.

Actuellement, environ 371 millions de diabétiques sont recensés dans le monde. Ils seront, d’après les prévisions des scientifiques, près de 550 millions de personnes en 2030. Selon Mads Krogsgaard Thomsen, Chief Science Officer au sein du groupe pharmaceutique danois, les statistiques fournies ne sont pas exhaustives. Il a affirmé que le diabète est diagnostiqué uniquement chez 50% des personnes qui en sont atteintes dans le monde. 25% d’entre elles ont accès aux soins et seulement 6% atteignent effectivement les objectifs du traitement en termes de qualité de vie.

La progression la plus importante du diabète (supérieure à 12%) est enregistrée aux états-Unis d’Amérique, au Mexique en Afrique et au Golfe et dans les pays asiatiques. La maladie prend à présent l’ampleur d’une pandémie au niveau mondial. En Algérie, la prévalence de la pathologie est de 7,5%. Mais là particulièrement, comme dans le reste des pays du continent, les projections ne sont pas affinées. Anders Dejgaad, directeur général de la Fondation mondiale du diabète, a justement relevé l’absence d’informations fiables et détaillées sur la prévalence réelle du diabète en Afrique. Il a notamment pris l’exemple de la Tanzanie, un pays dans lequel, selon la même source, la prévalence varie de 3% à 11% de la population.

S’il est dit et répété que le diabète tue, il permet, a contrario, une vie tout à fait normale dès lors qu’il est géré convenablement au plan thérapeutique. Deux patients – Camilla Rossil, diabétique de type 1 depuis 32 ans, et Christian Petersen, diabétique de type 2 depuis 14 ans – ont témoigné dans ce sens lors de la rencontre organisée par NovoNordisk. Mads Krogsgaard Thomsen a corroboré cette réalité en affirmant qu’un bon contrôle de la glycémie réduit de 14% les risques d’infarctus de myocarde, de 37% les complications microvasculaires ; et de 21% la mortalité, et ce, selon la plus grande étude réalisée dans le domaine, au Royaume-Uni pendant des dizaines d’années, l’étude UKPDS.

Afin d’alléger les contraintes induites par le traitement, les recherches sont orientées sur le développement d’une insuline alliant quelques caractéristiques majeures : une efficacité importante avec un nombre d’injections limitées, une flexibilité en matière d’injection (à la différence des injections à heure fixe), et ce, en évitant les effets secondaires comme les hypoglycémies.

Depuis peu de temps, NovoNordisk commercialise dans quelques pays une insuline injectée en une seule dose quotidienne à n’importe quelle heure de la journée. Les recherches scientifiques, subventionnées par le groupe, sont focalisées sur la mise au point d’une insuline dont l’effet durera sept jours. “Nous avons besoin de faire des recherches sur des insulines plus performantes”, a précisé Lars Rebien Sorensen, le CEO, président-directeur général de NovoNordisk. La firme travaille également sur le développement de ses insulines, et GLP-1 (incrétines) sous forme orale est à la pointe de la recherche pour trouver un remède définitif au diabète. Le groupe consacre, chaque année, 2 milliards de dollars américains pour la recherche et le développement. Il emploie 4 000 personnes dans ce département. Il a installé ses centres de recherche à Copenhague, à Seattle (USA), en Inde et en Chine. Pour chaque site choisi, il a posé des critères précis, comme l’a démontré Mads Krogsgaard Thomsen.

Ce dernier a, en effet, expliqué que l’Inde a été sélectionnée, car elle possède des éminences en mathématiques. Seattle est à la pointe de la recherche sur le diabète de type 1, tandis que la Chine offre un réseau d’universités de haut niveau. “Nous fédérons, autour de nos projets, les meilleurs chercheurs et scientifiques”, a conclu le conférencier.
S. H.Pourtant, les scientifiques s’attellent à développer des médicaments plus performants. NovoNordisk focalise ses recherches sur la mise au point de nouvelles insulines plus efficaces et de nouvelles catégories de traitement (notamment les incrétines). Le laboratoire danois oriente également ses recherches sur un remède pour traiter définitivement le diabète, mais c’est encore au stade embryonnaire.

Le diabète a un coût économique, qui tend à augmenter jusqu’à absorber une part importante des dépenses globales de santé. C’est l’alerte donnée par des experts, qui l’ont argumentée par des chiffres édifiants. En 2012, la maladie a coûté 471 milliards de dollars américains, soit environ 12% des dépenses de santé. Les complications liées aux diabètes (accidents cardiovasculaires, atteintes oculaires, amputations...) multiplient le poids financier du traitement par 24 pour le type 2 et douze pour le type 1.

En 2030, la maladie consommera 595 milliards de dollars américains. Au-delà des aspects économiques, le diabète, autant que le cancer, est une maladie mortelle, s’il n’est pas appréhendé par une approche thérapeutique efficace et rigoureuse, combinée à une bonne hygiène de vie (alimentation saine et équilibrée, perte de poids, exercice physique...). En 2012, il a tué 4,8 millions de personnes à travers le monde. C’est énorme pour une pathologie dont le traitement existe depuis un siècle. “à la fin de cette présentation, 360 diabétiques seront décédés des suites de leur pathologie”, a regretté Mike Doustdar, vice-président pour les opérations internationales à NovoNordisk, lors d’une session d’information organisée les 19 et 20 août à Copenhague (Danemark), au profit de 35 journalistes venus d’Afrique, du Moyen-Orient d’Amérique latine et d’Asie.

à vrai dire, la problématique se pose en termes de nombre élevé de personnes souffrant, de manière chronique, de déséquilibre du taux de glucose dans le sang, leur concentration (à 79%) dans des pays à faibles revenus et les difficultés corollaires d’accès aux soins.
Actuellement, environ 371 millions de diabétiques sont recensés dans le monde. Ils seront, d’après les prévisions des scientifiques, près de 550 millions de personnes en 2030. Selon Mads Krogsgaard Thomsen, Chief Science Officer au sein du groupe pharmaceutique danois, les statistiques fournies ne sont pas exhaustives. Il a affirmé que le diabète est diagnostiqué uniquement chez 50% des personnes qui en sont atteintes dans le monde. 25% d’entre elles ont accès aux soins et seulement 6% atteignent effectivement les objectifs du traitement en termes de qualité de vie.
La progression la plus importante du diabète (supérieure à 12%) est enregistrée aux états-Unis d’Amérique, au Mexique en Afrique et au Golfe et dans les pays asiatiques. La maladie prend à présent l’ampleur d’une pandémie au niveau mondial. En Algérie, la prévalence de la pathologie est de 7,5%. Mais là particulièrement, comme dans le reste des pays du continent, les projections ne sont pas affinées. Anders Dejgaad, directeur général de la Fondation mondiale du diabète, a justement relevé l’absence d’informations fiables et détaillées sur la prévalence réelle du diabète en Afrique. Il a notamment pris l’exemple de la Tanzanie, un pays dans lequel, selon la même source, la prévalence varie de 3% à 11% de la population.

S’il est dit et répété que le diabète tue, il permet, a contrario, une vie tout à fait normale dès lors qu’il est géré convenablement au plan thérapeutique. Deux patients – Camilla Rossil, diabétique de type 1 depuis 32 ans, et Christian Petersen, diabétique de type 2 depuis 14 ans – ont témoigné dans ce sens lors de la rencontre organisée par NovoNordisk. Mads Krogsgaard Thomsen a corroboré cette réalité en affirmant qu’un bon contrôle de la glycémie réduit de 14% les risques d’infarctus de myocarde, de 37% les complications microvasculaires ; et de 21% la mortalité, et ce, selon la plus grande étude réalisée dans le domaine, au Royaume-Uni pendant des dizaines d’années, l’étude UKPDS.
Afin d’alléger les contraintes induites par le traitement, les recherches sont orientées sur le développement d’une insuline alliant quelques caractéristiques majeures : une efficacité importante avec un nombre d’injections limitées, une flexibilité en matière d’injection (à la différence des injections à heure fixe), et ce, en évitant les effets secondaires comme les hypoglycémies.

Depuis peu de temps, NovoNordisk commercialise dans quelques pays une insuline injectée en une seule dose quotidienne à n’importe quelle heure de la journée. Les recherches scientifiques, subventionnées par le groupe, sont focalisées sur la mise au point d’une insuline dont l’effet durera sept jours. “Nous avons besoin de faire des recherches sur des insulines plus performantes”, a précisé Lars Rebien Sorensen, le CEO, président-directeur général de NovoNordisk. La firme travaille également sur le développement de ses insulines, et GLP-1 (incrétines) sous forme orale est à la pointe de la recherche pour trouver un remède définitif au diabète. Le groupe consacre, chaque année, 2 milliards de dollars américains pour la recherche et le développement. Il emploie 4 000 personnes dans ce département. Il a installé ses centres de recherche à Copenhague, à Seattle (USA), en Inde et en Chine. Pour chaque site choisi, il a posé des critères précis, comme l’a démontré Mads Krogsgaard Thomsen.

Ce dernier a, en effet, expliqué que l’Inde a été sélectionnée, car elle possède des éminences en mathématiques. Seattle est à la pointe de la recherche sur le diabète de type 1, tandis que la Chine offre un réseau d’universités de haut niveau. “Nous fédérons, autour de nos projets, les meilleurs chercheurs et scientifiques”, a conclu le conférencier.

Liberté 

Vous devez être connecté pour poster des commentaires

Identification

Agenda

November 2017
M T W T F S S
30 31 1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 1 2 3