Il demande plus de garantie au ministère de tutelle


Le CLA appelle à la poursuite de la grève

Tandis que certains syndicats crient la victoire, d’autres par contre se disent que rien de concret n’a été encore obtenu. Contrairement aux attentes du ministre de tutelle pour convaincre les syndicats du secteur en donnant des garanties écrites, d’arrêter la grève, le Conseil des lycées d’Algérie (Cla), s’est montré csptique.
Il est bien clair que le Cla  ne veut pas se laisser "berner" par les déclarations du premier responsable du secteur, connu comme “un interlocuteur qui ne respecte pas ses engagements”. Ce syndicat appelle par la voix de son porte-parole, Idir Achour, “la poursuite de la grève ouverte jusqu’à satisfaction concrète de nos revendication légitimes”. “Ils sont pas moins de 9 500 enseignants à poursuivre le débrayage au niveau du secondaire”, a-t-il ajouté. S’exprimant lors d’une conférence de presse tenue hier au niveau du siège de la Ligue algérienne de la défense des droits de l’Homme (LADDH), le porte-parole du Cla dira que si la tutelle ne répond pas favorablement et concrètement à nos doléances, d’ici la fin de la 4e semaine de la tenue de notre mouvement, nous procéderons au gel du débrayage pour le reprendre au mois de janvier prochain, a-t-il averti. Pour étayer ses dires, le conférencier a affirmé sans ambages qu’“il n y’a eu aucune réponse positive dans les engagements avancés par le ministère de l’Education quant aux revendications soulevées par la base”.  Il enchaîne : “Cette grève historique qui a duré trois semaines, ne doit pas se contenter de promesses vagues non chiffrées en termes de manque à gagner, ni de l’installation ou réactivation de commissions qui ont fait preuve de leur inefficacité.”

Celui-ci expliquera que la tutelle a promis un effet rétroactif sur toutes les indemnités existantes et celles à venir, avec un calcul basé sur un pourcentage de salaire de base qui sont : l’indemnité d’expérience pédagogique et la prime de rendement. Quoique la tutelle n’ait fait aucune allusion à d’éventuelles indemnités ou primes à venir comme cela est revendiqué par la base (prime de panier, de transport, de logement…).

S’agissant du rattrapage des cours perdus, le Cla a démontré sa disponibilité à procéder à l’annulation des deux semaines de vacances d’hiver pour récupérer les deux semaines perdues, et ce, dans le cas où la tutelle s’engage à répondre concrètement  à leurs revendication.  Pour ce qui est de la question des œuvres sociales, qui a constitué de tout temps “un appât dangereux” pour les syndicats, cette entité syndicale plaide pour leur dissolution, et les octroyer comme un 13e et 14e mois de salaire pour les travailleurs du secteur. Ce syndicat réclame l’intégration de tous les enseignants contractuels.  Dans la plate-forme de revendications de cette organisation syndicale figurent : “La révision du statut particulier qui nie toute promotion réelle et déclasse beaucoup de corps, l’intégration de milliers de contractuels qui se voient refuser même l’accès au concours de recrutement et l’accès à la retraite après 25 ans de service.”  Par rapport à la médecine de travail, Achour Idir a averti qu’elle doit être prise en charge par le secteur sanitaire public.

La Dépêche de kabylie

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