Mazal lxir ar zdat

3e anniversaire de la disparition de Mohia 

La Dépêche de Kabylie 08/12/2007

Ce vendredi, l’ingéniosité de Sinistri , de Tacbaylit et de Nedjma oua hlal teddifili, s’impose dans les tréfonds de la Kabylie vraie, la Kabylie qui a procréé l’inégalable Mohia. Il y a trois années, le 7 décembre 2004, l’adaptateur de Tartuffe nous a quittés de la même manière qu’il a ‘’imposé’’ son génie : sans bruit.

 

Militant décidé et inflexible, il a compris avant les autres que taqbaylit, langue et culture, n’est attractive que quand elle épouse, sans perdre de son âme, les contours de l’universel. Dès lors, aucun doustour, aussi allergique, soit-il, ne pourra freiner ses élans. Mohia ne perdra pas son temps dans le militantisme stérile. Il sera captivé, dès 1970, par la production littéraire. Sa formation scientifique (diplômé en mathématique) aiguisera son sens de l’observation qui ira puiser dans l’authenticité de la Kabylie, ce qui deviendra plus tard une création incontournable. Ce grand homme de la littérature algérienne a réussi à kabyliser Molière, Beckett, Béranger, Brecht, Prévert, Clément, Lou sin, Potier, Vian… Un trésor monumental est mis à la disposition d’une Algérie que Mohia veut intelligente. Un trésor inestimable mis aussi à la disposition de tamazight di lakul que des institutions très officielles et des douktour ambivalents, auxquels on fait miroiter un koursi confortable, ne désespèrent pas d’arabiser. Mais, c’est compter sans l’éternité de l’œuvre de Mohia … parce que " mazal lxir ar zdat "  

par T.Ould Amar

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