Célébration du 26e anniversaire de l’assassinat d’Ali Mécili

“La raison d’État a primé sur la justice et la vérité”

Célébration du 26e anniversaire de l’assassinat d’Ali MéciliAfin de perpétuer le combat de l’avocat Ali Mécili, le FFS commémore la date anniversaire de son assassinat par des activités politiques impliquant plusieurs jeunes militants et réclame toujours la vérité.  

C’était au siège du parti à Alger que les militants et responsables du Front des forces socialistes (FFS) ont tenu à marquer la Journée du militant par des activités en guise de commémoration de la date anniversaire de l’assassinat de l’avocat et opposant Ali Mécili. Des dizaines de jeunes militants, venus de plusieurs régions, ont participé à l’événement.

Cette journée coïncidant, donc, avec le 26e anniversaire de l’assassinat de Mécili, se veut, selon les responsables du FFS, “une manière de faire vivre les principes politiques, démocratiques et rassembleurs”, qui étaient ceux du défunt. “Il est de notre devoir de rappeler que des militants engagés ont créé le FFS pour contrecarrer les dérives du pouvoir”, a indiqué Ali Laskri, premier secrétaire du parti, lors de son discours inaugural. Pour le FFS, la liquidation physique de Mécili avait pour objectif “de mettre fin à son combat contre la dictature qui a pris le pouvoir en Algérie”. Ne cessant de revendiquer la vérité sur l’assassinat de l’avocat Ali Mécili, le FFS estime que “la raison d’État a primé sur la justice et la vérité”.

Face à l’omerta qui a caractérisé “ces crimes d’État”, Ali Laskri invite les militants “à œuvrer sans cesse pour que justice soit rendue et que la lumière soit faite pour toutes les victimes”. Ali Mécili est, pour rappel, né à la fin de 1940, de parents originaires de Tizi Ouzou résidents dans la Mitidja. Ancien militant de la cause nationale, il fut, durant la guerre de Libération, un des responsables les plus en vue des services de renseignement de l'ALN. Après le coup de force de l’été 1962 et la prise de pouvoir par Ben Bella, il s’engagea auprès d’Aït Ahmed et participa à la création en septembre 1963 du Front des forces socialistes (FFS), qui s’est opposé militairement à Ben Bella. Il était connu aussi pour son engagement d’opposant en faveur de la démocratie et pour le multipartisme en Algérie.

Arrêté et emprisonné, il prend le chemin de l’exil où il devint avocat en France. Le défunt Mécili s’est illustré aussi par ses relations avec plusieurs autres opposants au régime de Boumediene et du parti unique. Il voulait, au fait, rassembler l’opposition algérienne pour constituer une alternative au pouvoir en place. Il sera assassiné à Paris le 7 avril 1987 par “un inconnu”. L’affaire de son assassinat a connu un rebondissement en août 2008, avec l'arrestation d’un diplomate algérien, responsable du protocole au ministère des Affaires étrangères.

Ce dernier est accusé par la justice de l’Hexagone d’être l'organisateur du crime contre Mécili. Il a obtenu un non-lieu deux années après son arrestation à Paris, soit en août 2010. Lors de la célébration, le FFS a programmé une journée d’étude avec des ateliers sur plusieurs thèmes. Les conclusions des ateliers, fera savoir Ali Laskri, seront versées à la commission de préparation du congrès du parti, qui se tiendra en mai prochain. Un atelier sur l’alternative démocratique, sur les droits de l’Homme, la communication et la question identitaire seront animés par plusieurs responsables du parti. Il s’agit, entre autres, d’Arezki Derguini, Ahmed Betatache, Chafaâ Bouaich et Yekhlef Bouaich.

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