PREMIER anniversaire de la disparition DE M’henni Amroun

Bouzeguène rend hommage à l’artiste engagé

PREMIER anniversaire de la disparition DE M’henni Amroun
Bouzeguène rend hommage à l’artiste engagéLe village de Bouzeguène, situé à 60 km à l’est de Tizi-Ouzou, s’apprête à rendre hommage, du 19 au 26 avril, à l’un de ses fils disparu l’an dernier, le chanteur et comédien M’henni Amroun.

Au programme, de nombreuses activités seront organisées pour marquer l’événement dont une visite guidée à travers le village et des témoignages des compagnons et amis du défunt.

Beaucoup de monde est attendu pour débattre du combat identitaire, de la chanson kabyle ou des origines du 20 avril. Il y aura aussi des expositions sur, notamment, la vie, le parcours et l’œuvre de Dda M’henni, de la poésie, du théâtre, des contes, du cinéma avec les jeunes réalisateurs de Bouzeguène, du sport et la tenue de plusieurs ateliers de peinture et de photographies.

M’henni Amroun est né le 3 décembre 1938 à Bouzeguène. Il aimait l’art depuis son jeune âge, mais à son époque, il n’était pas permis de chanter ou de s’extasier tant cela demeurait un tabou. « En cachette, sans que ses parents le sachent, il commençait à s’intéresser à la chanson en fabriquant ses propres instruments comme les percussions. Il écoutait aussi Slimane Azem. A chaque fois qu’était diffusée une de ses chansons, il l’apprenait par cœur », révèle Islam Bessaci qui lui consacre une biographie inédite.

M’henni, qui s’est exilé en France durant la guerre de libération, a intégré la Fédération de France du FLN, après avoir été recherché par la police française à Marseille où il résidait. « Il s’est sauvé pour aller à Paris. Cette situation l’a poussé jusqu’à changer de nom par crainte de tomber entre les griffes de la police française », indique M. Bessaci. Les responsables de la Fédération de France du FLN lui ont demandé, alors, de travailler à la radio de Paris pour défendre la cause nationale, puisqu’ il avait déjà intégré le monde de l’art auparavant. Il a rencontré H’nifa puis cheikh Missoum Amar, auquel il a présenté des chansons qu’il avait composées afin qu’il puisse intégrer la radio. Sa réponse était positive, et dès lors, il chantait à la radio jusqu’à l’indépendance.

De retour en Algérie en 1963, le colonel Mohand Oulhadj le convainc de travailler à la chaîne II de la radio nationale où il exerce son talent de comédien en compagnie de sa troupe théâtrale. Plus tard, il saisira une occasion qui lui a été offerte à travers l’émission « Le3yub n-dunnit » pour chanter « Zejiga » qui lui valut un énorme succès. D’autres chansons comme « Jeddi-k » suivront au grand bonheur des mélomanes qui apprécient le génie créateur de l’artiste. Après sa retraite en 1998, Mhenni Amroun a repris du service à la télévision dans plusieurs séries télévisées. Le chanteur-comédien est décédé, un jeudi matin du 19 avril 2012, suite à une crise cardiaque survenue chez lui au village de Bouzeguène. Il avait 74 ans.

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