Hommage à la femme amazighe

Une reconnaissance admirable
Hommage à la femme amazighe Une reconnaissance admirableJe t'emmènerai…
Là où les hommes n'ont ni maîtres ni serviteurs
Là où les hommes ne se mettent ni à genoux
Ni jamais au garde-à-vous.
Là où l'or et l'autorité n'ont plus cours
Là où la fortune, le droit et la gloire
Ne sont que réussite à vivre bohème
Là où les seigneurs et les rois, les anges et les génies.

Ont fini d'exister, effacés du souvenir
Et des recoins les plus secrets des mémoires
Et la réalité dominante : l'amour et toi.
Simplement toi...

Djaffar Benmesbah 1985

Un évènement se conçoit d'abord dans la tête de son auteur, non pas pour plaire à qui que ce soit, mais pour transmettre un message voire des messages. Et ce message pourrait avoir plusieurs objectifs. C'est dans cette optique qu'a été conçu et organisé l'hommage à la femme amazighe ce 24 mars 2012 à Montréal. Cependant, cette soirée qui se voulant un moment émouvant et culturel n'avait pas drainé beaucoup de monde. Peu importe les raisons de la défection de la communauté, l'essentiel, à nos yeux, est que l'évènement ait eu lieu et son contenu était loin d'être ordinaire.

La vie brûlée de Hnifa

Hommage à la femme amazighe Une reconnaissance admirableCe documentaire qui a mobilisé des ressources humaines et matérielles a réussi le pari de faire partie des produits culturels de qualité dont pourrait être fiers ses réalisateurs Ramdane Iftni et Sami Allam. En effet, des images d'archives et des témoignages de personnalités crédibles dont Kamel Hamadi ont donné un ton sérieux et profond au contenu. C'est ainsi que la vie de Hnifa défilait devant les yeux des spectateurs émus par la cruauté de la vie qu'elle a eue, mais également admiratifs face au fort caractère et à la détermination d'une jeune kabyle analphabète, mais éprise de la chanson et de faire une carrière d'artiste dans la cour des grands. Ce qui est extraordinaire dans ce documentaire commenté en kabyle et sous-titré en français est qu'à travers la vie de Hnifa, on découvre aussi les parcours des autres artistes kabyles comme Djamila, Kamel Hamadi, Chérif Kheddam et la liste est longue. Bref, l'adaptation du livre de Rachid Hamoudi est une réussite indéniable. L'apport de Boualem Rabia quant à la qualité de la langue amazighe se fait sentir dès le début de la projection. Mohand Belmelat du site berberes.com, qui a géré cette projection avec abnégation, est chargé de promouvoir et de vendre ce DVD. Un DVD qu'il faut absolument avoir chez soi.

Exposition de Kamel Benidjer : la beauté et le dévouement de la femme

Hommage à la femme amazighe Une reconnaissance admirable

L'artiste Kamel Benidjer tenait à rendre hommage à la femme amazighe. Il s'est démené à bien exposer ses toiles dans la salle communautarise Lajeunesse. À travers ses tableaux, c'est la beauté et la vie de la femme algérienne qui défilent. On y trouve des femmes s'adonner aux tâches ménagères, d'autres absorbées par le travail ardu dans les champs. On y voit aussi celles qui s'offrent des moments de lecture ou des instants de rêveries discrètes et légitimes. Toutes ces images de notre culture sont habillées de costumes traditionnels de Kabylie ou d'Alger. Des costumes que parfois Kamel modifie ou modernise sans pour autant détruire leur cachet identitaire. Les personnes qui ont vu cette belle exposition sont séduites et tentées d'acheter quelques toiles pour orner leurs salons.

Spectacle de Farid Dekkal et Hakim

Hommage à la femme amazighe Une reconnaissance admirable

Il arrive que certains évènements soient perturbés par un quelconque problème. Le fait qu'il y ait moins de monde pourrait déstabiliser les artistes. Ce n'était pas le cas pour le chanteur Farid Dekkal et le percussionniste Hakim. En effet, invité pour chanter deux chansons de Chérif Kheddam, Farid a chanté pendant plus d'une heure le répertoire de Da Chrif et de Matoub Lounès au grand bonheur de l'assistance. Hakim, grâce à son talent et à son respect du public présent, l'a accompagné tout au long de la soirée avec un professionnalisme admirable.

Le regard reconnaissant et admiratif de l'homme

Hommage à la femme amazighe Une reconnaissance admirableCet hommage à la femme amazighe a été consacré au regard de l'homme amazighe envers la femme. Cet homme a d'abord chanté ou peint sa beauté. Il l'a ensuite accompagnée dans l'accomplissement de sa carrière. Il a enfin mis en évidence ses talents multiples et les hauts et les bas qui ont traversé sa vie et son parcours professionnel. Elle est sa mère, sa sœur, sa fille et sa compagne. Elle est surtout son égale, une personne qu'il doit respecter et dont il doit reconnaître les capacités et le potentiel de se réaliser d'elle-même. Il veut pour elle ce qu'il y a de plus beau et de plus paisible. C'est ce qu'on pourrait trouver dans le poème de Djaffar Benmesbah composé en 1985 et adapté en 2012 au kabyle par le journaliste Madjid Benbelkacem.



Djamila Addar

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