17e anniversaire de l’assassinat du professeur Mahfoudh Boucebci


Une commémoration pour entretenir le souvenir du grand psychiatre


La grandeur étant réfractaire à l’oubli, le souvenir de l’éminent psychiatre, assassiné le 14 juin 1993 par les islamistes, restera à jamais vivace dans la mémoire de tous ceux qui l’avaient côtoyé et connu. Comme chaque année, la fondation Mahfoudh-Boucebci a commémoré, hier à l’hôpital psychiatrique Drid-Hocine de Kouba, le 17e anniversaire de l’assassinat de l’emblème de la psychiatrie algérienne. C’est ici qu’il avait exercé, de 1985 jusqu’à 1993. Dans une belle communion, une trentaine de personnes, des médecins et amis de la famille, se sont retrouvés devant l’entrée de l’hôpital là où le scientifique avait été assassiné. Deux gerbes de fleurs ont été déposées juste en bas de la plaque commémorative.

Pour Taric Boucebci, fils du psychiatre et président de la fondation portant son nom, cette commémoration est “un point de repère non pas pour marquer les années qui passent, mais se retrouver pour ne pas oublier”. Et d’ajouter : “On fait œuvre de mémoire pour que les générations futures n’auraient pas à supporter le poids des problèmes de la génération présente. C’est un devoir de mémoire envers tous ceux qui ont donné leur vie pour que l’Algérie puisse rester debout. Cette commémoration, c’est aussi un hommage à Djaout, Flici, Liabès et à toutes les victimes de la barbarie.” “Par notre présence ici, on veut assumer notre devoir de mémoire”, souligne le tout nouveau directeur de l’hôpital Salah Kaci avant d’enchaîner : “Le professeur Boucebci est un éminent psychiatre qui a honoré la psychiatrie algérienne.”

Ayant servi plus de 28 ans dans cet établissement, Mme Gacem, chef de service pharmacie, lâche : “C’est très dur de penser à ce monument car il a laissé un vide pour le personnel comme pour les malades. Il représente pour nous une valeur inestimable. Il était ouvert à tout le monde”. Celle qui avait la lourde tâche de remplacer le défunt, Mme Benyekhlef, témoigne : “C’était quelqu’un de profondément humain. Pour lui, l’intérêt du malade passe avant tout. C’est quelqu’un qu’on ne pourra jamais oublier. Son souvenir est constamment présent.”

Il est à noter que la fondation Mahfoudh-Boucebsi va décerner, le 19 juin prochain, le prix Boucebsi — il est à sa 15e édition —, à Mme Marie-Thérèse Brau, présidente de l’Association d’aide aux enfants handicapés mentaux.

LIBERTÉ


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