KAMEL MESSAOUDI


Il y a 11 ans, s’éteignait « Echemaâ »


De son vivant déjà, Kamel Messaoudi, l’artiste qui avait à travers ses chansons et la mélodie adoptée pour chacune, interprété les sentiments de toute une génération, et même plus, d’algériennes et d’algériens, se fit attribuer le titre de prince du chaâbi avec Echamaa,Ya dzair rah tab el qalb…

Il y a 11 ans, s’éteignait « Echemaâ »
Kamel Messaoudi est né le 30 janvier 1961 à Bouzaréah, sur les hauteurs d'Alger. Il a grandi dans le quartier populaire de Gai soleil à El Biar, au sein d'une famille modeste entassée dans un appartement exigu niché au douzième étage. Très jeune déjà, Kamel adopta le sport et la musique pour sortir du tourbillon de la mal vie imposé aux enfants démunis des quartiers populeux d’Alger. Il est, d’abord, attiré par le football. Jeu dans lequel il excellera puisqu’il lui vaudra le surnom de Kamel Pelé, mais son père s'y oppose préférant l'encourager à aller loin dans ses études pour lesquelles il collectionnait, d’ailleurs, de bons résultats. Mais plein d’énergie, Kamel ne s’arrêtera pas là et finira par suivre le chemin du frère aîné qui s'adonnait à la musique et choisira, donc, la voie artistique. Ses débuts, il les effectue en 1974, lorsque membre de l'Unja, il monte un groupe chaâbi. Sa voix posée et pathétique le fera vite remarquer, d'abord par les amis et mélomanes du quartier ou il habite qui devinrent ses premiers admirateurs. A la tête d'une nouvelle formation, il anime en 1978, fêtes de mariages et de circoncision et son nom circule avec insistance dans le milieu des amoureux de la mélodie chaâbi. II lui faudra toutefois attendre 1985 pour tenter un essai discographique qui ne sortira jamais car le producteur décréta la mort du chaabi face à la déferlante raï. Commercialisé sous forme de cassette en 1990, il n'obtient aucun succès.

Deux enregistrements suivront, mais la reconnaissance tarde à venir. En 1991, dans une Algérie endeuillée par la violence ambiante, une cassette émerge. « Echemaâ » (La bougie), une chanson interprétée sur le mode sika sbania (flamenco), est un succès dans lequel toute une jeunesse se reconnaît. Subissant l'influence à la fois de Cheikh el Hasnaoui et de Dahmane el Harrachi, Kamel Messaoudi commet « Ah Ya Dzaîr », un vrai manifeste dans lequel le chaâbi renoue avec la réalité sans perdre de sa poésie. Depuis et jusqu’à ce que les amoureux du genre, les mélomanes et toute l’Algérie en fasse son deuil, Kamel Messaoudi, appréciant aussi bien Ezzahi que Georges Michael ou Magda Roumi, a toujours été très exigeant envers lui-même, il choisit méticuleusement ses sujets, préférant les chansons à thèmes et les paroles qui laissent des empreintes.  Le 10 décembre 1998, l’interprète de « ya denia » décède suite à un accident de la circulation survenu alors qu’il rentrait d’une émission de télévision à laquelle il avait participé, laissant derrière lui un grand vide non seulement pour ses fans mais aussi pour l’ensemble des amoureux du verbe et de la bonne musique. De son vivant déjà, Kamel Messaoudi, l’artiste qui avait à travers ses chansons et la mélodie adoptée pour chacune, interprété les sentiments de toute une génération, et même plus, d’algériennes et d’algériens, se fit attribuer le titre de prince du chaâbi avec Echamaa, Ya dzair rah tab el qalb, Njoum ellil, Kalthoum, Wahd El ghouziel, Hanna, Moulat essalef etoui, Mouhel ana n'nssek, Ma Bqat roudjla, Ya lahbiba ma tabkich, Rouh ya zamen ( Samhini ), Ya Mahla ellil,Nbghi tkouni Mastoura et beaucoup d’autres encore.


L’AUTHENTIQUE

Vous devez être connecté pour poster des commentaires

Identification

Agenda

September 2017
M T W T F S S
28 29 30 31 1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 1