Assassinat de journalistes durant la décennie noire

Tizi-Ouzou a payé un lourd tribut

La Depeche de Kabylie 03/05/2008 Assassinat de journalistes durant la décennie noire
La décennie noire des années 90, où le terrorisme islamiste signait par le feu et le sang ses actions, a vu l’assassinat de pas moins de 60 journalistes algériens. C’était la corporation la plus ciblée par les islamistes. Les journalistes algériens ont payé un lourd tribut pour que la liberté de la presse et la démocratie soient effectives.

Pour la seule wilaya de Tizi-Ouzou, près de 10 journalistes tous titres confondus, ont été assassinés et enterrés dans leur village d’origine en Kabylie.

Saïd Tazghout qui était responsable du bureau régional du journal Le Matin , après un passage au quotidien Le pays, a fait objet d’un guet-apens à la Nouvelle-Ville, non loin de son domicile, les terroristes lui logent deux balles dans la tête et il rend l’âme sur le champ, laissant une veuve et deux enfants.

C’est au village Tazerouts dans la commune d’Aghribs, qu’il il est enterré, aujourd’hui la salle omnisports de la Nouvelle-Ville est baptisée à son nom. Achour Belghezli, syndicaliste et détenu des évènements de 80, lui aussi, s’est lancé dans le journalisme qu’il aimait tant. D’Alger Républicain, au quotidien Le pays, en faisant des brefs passages dans d’autres titres, pour enfin se doter d’une boîte de communication, a aussi été la il est criblé des terroristes, qui ont fait irruption dans son bureau, non loin du stade du 1er-Novembre, ciblé de balles lui et sa secrétaire Drideche Farida.

Achour Belghezli est enterré dans son village natal à Aguenoun dans la commune de Béni-Aïssi, l laisse lui aussi une veuve et deux enfants.

Hamid Mahiout, lui, journaliste à Liberté est assassiné à Alger par les terroristes islamistes, son enterrement a eu lieu au village Aït Frah à Larbâa Nath Irathen. Allaoua Aït Mebarek du Soir d’Algérie a été emporté par explosion d’une bombe enfouie à la Maison de la presse à Alger, il sera mis sous terre dans son village natal à Iferhounène à Aïn El Hammam. Tahar Djaout, le premier journaliste assassiné, dirigeait l’hebdomadaire Ruptures, la Maison de la presse porte aujourd’hui son nom, Djaout est enterré au village Oulkhou à Azeffoun, fauché par les balles assassines des terroristes le 26 mai 93 à Alger il laisse une veuve et deux filles. Smaïl Yefsah, présentateur du JT de 20 heures à l’ENTV, fut assassiné par des terroristes à Bab Ezzouar non loin de l’immeuble où il habitait, il est enterré au village Tala Amara à Tizi-Rached, jeune marié, il laisse une veuve derrière lui. L’autre figure marquante du journalisme, assassiné à Alger-Centre et enterré à Iflissen à Tigzir/mer est Ferhat Chekrit, il exerçait à El Moudjahid. La wilaya de Tizi-Ouzou a payé ainsi un bien lourd tribut, pas moins de huit journalistes, tous enterrés dans leurs villages respectifs en Kabylie.  

par T. Brahimi

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