Son fils a été blessé lors d’un attentat terroriste à Réghaïa en 2006

 La Depeche de Kabylie 08/05/2008 Son fils a été blessé lors d’un attentat terroriste à Réghaïa en 2006

Le drame de Djamel Chir

Djamel Chir, le célèbre interprète de l’immortelle chanson A Yemma-s Haggiy-as Avernus, qui a secoué le public kabyle des années 80, ne sait plus à quel saint se vouer afin de pouvoir venir en aide à son fils Mahdi.

En effet, le 29 octobre 2006, alors que le jeune Mahdi, âgé alors de 20 ans, était de passage devant le commissariat de la ville de Réghaia, situé sur le boulevard de l’ANP au moment où une bombe a explosé à proximité de ce commissariat lui causant " des blessures sur toutes les parties du corps", comme le démontre bien, le constat du CHU Mustapha-Pacha et le certificat délivré par la Police judiciaire de la zone est d’Alger.

Un certificat a été délivré par les services de la médecine légale de l’hôpital Mustapha après examen médical et une hospitalisation du 29 octobre au 6 décembre 2006, au service d’orthopédie- traumatologie de l’EHS Salim-Zemirli, les lésions constatées, sont "Traumatisme du membre inférieur gauche à l’origine, une fracture ouverte de type III de la jambe objectivée à la radiographie, et traitée chirurgicalement, un parage chirurgical, mise en place d’un fixateur externe et greffe de peau par la suite. Traumatisme thoracique gauche à l’origine, d’une plaie actuellement cicatrisée, longue de 06 cm, siégeant au niveau de la région paramamellonaire gauche ", la victime s’en sortira avec 6 mois d’incapacité de travail, et prévoit une IPP après consolidation.

Presque deux années après le drame, Djamel Chir, actuellement sans emploi, appelle toutes celles et ceux qui peuvent lui venir en aide, de l’aider à sauver son fils Mahdi.

" Les médecins lui ont prescrit une radio de type artériographie, afin de démontrer les blessures profondes pour un éventuel soin ", souligne Djamel, qui a ajouté que " malheureusement, ce type de radio n’existe que chez le privé et à l’hôpital militaire de Ain Naâdja ". Le coût de la radio étant trop élevé, son fils risque de garder des séquelles à vie. Devant cette situation de détresse, Djamel Chir lance un S.O.S à ses fans, ses amis et à la JSK, dont dira-t-il "j’ai chanté la gloire ", afin de l’épauler et pour qu’il puisse sauver son fils. Djamel, qui a tenu, malgré le drame qui le frappe, de rappeler les moments de gloire de sa chanson nous dira: " J’ai représenté la chanson kabyle et algérienne dans toutes les manifestations culturelles et dans le monde entier ", a-t-il tenu à rappeler, et d’ajouter " J’ai travaillé comme percussionniste avec Ait Menguellet. J’ai joué avec Guerrouabi, Dahmane El Harrachi, Yiddir… ". Nonobstant ces moments tragiques qui affectent Djamel Chir, il a promis de revenir à la chanson dès que son fils sera hors de danger. Les véritables bluffs et leurres résident dans cette volonté de dissimuler la situation de précarité dont laquelle végètent nos vaillants artistes et non dans les tapages officiels lors de chaque manifestation folklorique.
 

par Mohamed Mouloudj

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