Conférence-débat sur la poésie kabyle avec Alloua Rabehi

Takerboust 

La Depeche de Kabylie 26/05/2008 Conférence-débat sur la poésie kabyle avec Alloua Rabehi

Les activités commémoratives organisées par le groupe Inran de Takerboust en hommage au chanteur Mourad Ihaddadène et au journaliste écrivain Tahar Djaout ont pris fin ce vendredi avec l’organisation d’une conférence-débat sur la poésie kabyle.

La rencontre à laquelle ont participé de nombreux poètes a été rehaussée par la présence de Alloua Rabehi, enseignant du département de langue et culture amazighes de l’université Abderrahmane-Mira de Béjaïa. Pendant près d’une heure de jeunes poètes, dont certains se produisent pour la première fois en public, ont fait parler leur immense talent de poètes devant une assistance qui a beaucoup apprécié la prestation, comme en témoigneront les applaudissements. Juste après ce récital poétique, la parole fut donnée au conférencier Alloua Rabehi. Ce dernier est longuement revenu sur le poème en général et le poème kabyle en particulier en mettant l’accent sur sa spécificité par rapport à la langue parlée de tous les jours.

"Le poème a un rythme et il est exprimé dans une langue qui est différente de celle employée au quotidien", a-t-il expliqué. L’objectif recherché par le poète était un autre point sur lequel a beaucoup insisté l’orateur. Selon lui, les thématiques, les sujets traités et l’usage que l’on fait du poème sont différents d’un poète à un autre et d’une époque à une autre. "Certains poèmes kabyles servaient à une époque à régler des problèmes de société et les différents conflits tandis que d’autres poèmes règlent plutôt les problèmes du seul poète", a-t-il fait remarquer. Sur le plan esthétique, et contrairement à certaines normes qui régissent la structure du poème généralement admises par tous, le conférencier soutiendra que la notion de l’esthétique est sujette à la subjectivité même si le débat scientifique sur le poème tente d’objectiver l’esthétique. Après quoi, le conférencier a laissé la parole au public présent. Les questions des intervenants porteront entre autres sur la poésie contemporaine et celle d’antan et le devenir de la langue amazighe. M.Rabehi expliquera que la langue utilisée et les thèmes traités par la poésie aux XVIIe et XVIIIe siècles sont différents de ceux qu’on retrouve dans la poésie contemporaine. S’agissant du devenir de la langue, il dira que tant qu’il y a des hommes qui produisent des poèmes et des romans dans cette langue et s’intéressent à elle, celle-ci vivra.

 

par DJ. M.

Vous devez être connecté pour poster des commentaires

Identification

Agenda

November 2017
M T W T F S S
30 31 1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 1 2 3