Yacef Saâdi et Zohra Drif auraient aidé l’armée française à tuer et arrêter des moudjahidine : Des » collabos » siègeaient au Sénat !

Des  « collabos » siègeaient au Sénat !La valse des révélations n’en finit plus. Alors que Abassi Madani y est allé de son mélimélo sur la  « décennie noire » , deux  « héros » de  « la bataille d’Alger » viennent d’être éclaboussés par des documents compromettants. Yacef Saâdi et Zohra Drif auraient pleinement coopéré avec le colonel Bigeard, permettant notamment l’assassinat d’Ali La Pointe, Hassiba Ben Bouali et Petit Omar.

Il est vrai que ceux qui suivent de près l’histoire de la guerre de libération nationale se doutaient bien que Yacef Saâdi avait un côté sulfureux. Devenu riche trop vite et trop tôt, il a toujours paru aux yeux de l’opinion  « trop poli pour être honnête » . Souvenons-nous, par exemple, que le scandale lié à la banque suisse  « HSBC » avait révélé que le concerné y disposait de la coquette somme de 400 000 dollars et des poussières. Révélation qu’il n’avait même pas pris la peine de démentir, tant les faits étaient accablants. Mokhtar Bouchafa, vrai héros de la bataille d’Alger, qui avait même refusé sa pension, la laissant à une vieille femme qui l’avait caché sous un matelas alors qu’il était poursuivi par les paras de Bigeard, il avait tancé une fois publiquement Yacef Saâdi, le traitant de  « collaborateur » et lui ordonnant de se taire, sans que ce dernier n’osât lui répondre. Bouchafa, hélas, est mort sans rédiger ses mémoires, emportant ses secrets dans sa tombe.
Les anciens, qui ont vécu de près cette époque, se souviennent aussi dans quelles circonstances humiliantes et dégradantes ont été arrêtés Yacef Saâdi et Zohra Drif. Ils racontent que Yacef se serait empressé de dire  « pas de torture, je vous prie, je vais tout vous dire ».

Les martyrs décédés (peut-être) à cause de la trahison de ces deux personnages seront donc  « vengés » par l’opinion publique, bien avant que la justice divine ne s’abattra sur eux. Ce sont, donc, aujourd’hui, des documents extrêmement compromettants qui viennent d’être révélés par un journal à des desseins très précis. Ils mettent en lumière de quelle manière Yacef Saâdi et Zohra Drif seraient passés à table dès le 8 octobre 1957, en divulguant l’organisation des groupes de fédayins, leurs chefs et leurs fonctions, leurs missions et la position de chacun ainsi que les noms des membres du CCE.

Beaucoup de hauts responsables du FLN et de l’ALN auraient ainsi été  « vendus » . Il s’agit, notamment, de Rabah Bitat, Krim Belkacem, Ahmed Ben Bella, Hassiba Ben Bouali, Bouadjaj Zoubir, Boucheffa Belkacem (dit Mokhtar), Mustapha Fettel, Djamila Bouhired, Kouache Rachid, Cherif Debbih, Amar Ali (Ali la pointe), Si Mourad, Ramel, Ali Moulay, Djamila Bouazza, Taleb Abderrahmane. Le 24 septembre 1957, Yacef Saadi et Zohra Drif ont été arrêtés en plein coeur de la Casbah dans des circonstances avilissantes.

Le 8 octobre 1957, quelques jours plus tard, donc, les paras faisaient exploser la cache d’Ali La Pointe, Hassiba Ben Bouali, Mahmoud Bouhamidi et Petit Omar.
Face à ces documents, à tout le moins accablants, qui ne font que confirmer des rumeurs insistantes depuis des lustres, on en arrive à s’exclamer, éberlués, que des collabos avaient siégé durant des années au Sénat et que l’un d’eux en a été même un vice-président.

Hier, toutes nos tentatives pour prendre langue avec les deux concernés sont demeurées vaines. Il n’en demeure pas moins que le dossier reste à suivre…

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