Le ministre de la communication a évoqué hier le projet de l’union pour la méditerranée

Alger maintient le flou sur le Sommet de Paris

LIBERTÉ 18/06/2008 Le ministre de la communication a évoqué hier le projet de l’union pour la méditerranée

En affirmant que l’Algérie n’a pas encore dit son dernier mot sur l’UPM, le ministre de la Communication a voulu très probablement rassurer les initiateurs du projet que les portes demeurent ouvertes.


Le flou reste total sur la participation ou non de l’Algérie au Sommet fondateur de l’Union pour la Méditerranée (UPM), prévu le 13 juillet prochain à Paris. Les réponses du ministre de la Communication, Abderrachid Boukerzaza, hier lors du point de presse hebdomadaire avec la presse, sont venues confirmer cette “tendance”.

En évitant de dire s’il y aura ou non une participation algérienne à ce rendez-vous ou encore d’en préciser à quel niveau, le ministre de la Communication a néanmoins insisté pour dire que la position du pays n’a pas changé. “L’Algérie ne tournera pas son dos à ce projet. Nous sommes des Méditerranéens et nous sommes concernés par tout ce qui touche à la région.” La déclaration du ministre tranche en tout cas avec la sortie du leader libyen qui n’a pas manqué récemment, lors d’un mini-sommet à Tripoli sur l’UPM, à torpiller le projet de Nicolas Sarkozy.

Abderrachid Boukerzaza a également indiqué que tout en cherchant à avoir une position commune “avec au moins les pays de la rive sud”, l’Algérie “attend toujours des éclaircissements sur certaines questions qui restent posées” concernant l’UPM. Le ministre de la Communication en définira une seule : “On doit savoir qui est derrière le financement des projets économiques.” Le ministre n’abordera à aucun moment le cas d’Israël qui demeure, il faut le dire, au cœur du projet de Sarkozy d’autant que l’Algérie attend toujours des précisions sur l’avenir du processus israélo-arabe et le cas de décolonisation du Sahara occidental.

Les bureaux de l’AFP et de Reuters restent ouverts”
Concernant l’“affaire” des deux agences de presse, AFP et Reuters, qui a défrayé la chronique ces derniers jours, le ministre de la Communication a vraisemblablement voulu atténuer un tant soit peu la polémique.
Il a ainsi indiqué que “nous avons retiré les accréditations aux deux correspondants de l’AFP et de Reuters. Par contre, les bureaux des deux agences restent ouverts”, avant d’ajouter que “le directeur du bureau de l’AFP nous a d’ailleurs envoyé une lettre d’excuses”. Revenant sur le scandale suscité par l’exagération dans le nombre de victimes de l’attentat de Béni Amrane et sur les “dysfonctionnements” de la communication gouvernementale, Boukerzaza a été évasif : “Il s’agissait de la crédibilité de l’information, et on devait s’assurer et vérifier. C’est impossible de donner un chiffre précis juste après l’attentat”, dira-t-il avant d’enchaîner : “Nous, on ne court pas derrière le scoop.”
L’UPM et l’affaire des deux agences n’ont pas été les deux seuls sujets abordés hier lors du point de presse du ministre de la Communication. Il a été aussi question, et longuement, de l’ordre du jour du Conseil de gouvernement qui s’était déroulé au courant de la journée. Il y a eu ainsi l’audition du wali de Biskra “dans le cadre de l’évaluation des réalisations inscrites dans le programme de relance économique et dans celui de soutien à la relance économique”. Précisons que les projets (au nombre de 3 043) de cette wilaya, de 1999 à 2007, ont coûté pas moins de 194 milliards de dinars. Aussi, Boukerzaza a affirmé que le Conseil de gouvernement a adopté quatre décrets qui devront régir le métier de notaire. L’un d’eux annonce la création d’un (énième) haut conseil du notariat.

Le troisième point du Conseil de gouvernement a été l’intervention du ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Saïd Barkat, sur les prix des céréales en 2008. Boukerzaza indiquera que plusieurs décisions ont été prises pour le soutien de la production nationale “pour garantir la sécurité alimentaire, préserver le pouvoir d’achat des citoyens et améliorer les revenus des agriculteurs et leur permettre de continuer dans leurs activités”. Il a été décidé, entre autres, de soutenir la production après la récolte, “alors qu’auparavant l’État le faisait avant”.
 

par Salim Koudil

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