Azzedine Mihoubi hier à l’ouverture du festival du tapis d’AÏt Hichem

“Nous ne pouvons parler de la culture nationale sans la culture amazighe”“Nous ne pouvons parler de la culture nationale sans la culture amazighe”

Le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, était hier à Tizi Ouzou. ©APS

Le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, s’est rendu hier dans la wilaya de Tizi Ouzou, accompagné de la ministre déléguée chargée de l’Artisanat, Mme Aïcha Tagabou, où il a inauguré la 6e édition du Festival du tapis d’Aït Hichem qu’abrite la maison de la culture Mouloud-Mammeri depuis hier, et ce, jusqu’au 26 du mois en cours.

Le ministre de la Culture a, lors de son allocution, souligné la richesse culturelle de la Kabylie, “une région qui produit chaque jour un artiste et produit de l’art. L’art est mon environnement à moi. 10% des artistes algériens sont de Tizi Ouzou”, dira Azzedine Mihoubi, tout en citant quelques noms d’artistes célèbres de la région, à l’image d’El-Hasnaoui, de Cherif Kheddam, de Slimane Azem, de Matoub Lounes, de Taleb Rabah, de Lounis Aït Menguellet et des Abranis… Tout en souhaitant un prompt rétablissement au chanteur Taleb Rabah, actuellement malade, le ministre affirmera qu’il lui rendra visite, avec la ministre déléguée chargée de l’Artisanat, à l’occasion de sa visite dans la wilaya. Il a, par ailleurs, promis d’être à côté des associations culturelles locales, de les soutenir et de soutenir toutes les bonnes initiatives et les projets culturels portés par des artistes locaux.

Concernant la Fête du tapis d’Aït Hichem, Mihoubi indiquera que la prochaine édition, à savoir la 7e édition du Festival du tapis, sera élevée au rang de rencontre nationale dédiée au tapis qui est un patrimoine que les tisseuses d’Aït Hichem ont su sauvegarder d’où, d’ailleurs, le projet d’un musée propre à Aït Hichem, dans la daïra d’Aïn El-Hammam, afin de préserver toute cette mémoire et le savoir-faire transmis essentiellement par la femme depuis des générations. “Les femmes d’Aït Hichem ont lutté contre l’oubli et ont su sauvegarder ce métier. Ce tapis est une œuvre artistique créée par la femme avant même la naissance des logiciels utilisés actuellement dans la fabrication industrielle du tapis. C’est pourquoi nous devons le préserver”, ajoutera le ministre de la Culture avant de noter le caractère culturel amazigh de la manifestation. “Nous ne pouvons pas parler de la culture nationale sans la culture amazighe”, dira Azzedine Mihoubi, tout en appelant la nouvelle génération à œuvrer pour la préservation et la transmission de notre patrimoine culturel.

K. T.

Liberté   

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