Entretien avec Meziane Idjerouidène, directeur général de Aigle Azur

 La Depeche de Kabylie 21/06/2008 Entretien avec Meziane Idjerouidène, directeur général de Aigle Azur

« Nous sommes membre IATA »

Le directeur général de Aigle Azur, Méziane Idjerouidène, parle à travers cet entretien de l’actualité de sa compagnie, de ses projets, les pourparlers en cours avec la partie cargo de la CNAN, la promotion de la destination Algérie,…
La Dépêche de Kabylie : La nouveauté chez Aigle Azur, c’est vraisemblablement l’acquisition d’un nouvel avion que votre compagnie a réceptionné récemment et qui vous permettra sans doute de mieux envisager le rush de l’été…

 

Meziane Idjerouidène : Tout à fait, on avait déjà un ancien renforcement sensible du programme en perspective de l’été. Il fallait bien un avion pour assurer ce renfort du programme, notamment entre la France et l’Algérie, une liaison pour laquelle nous aurons à assurer les forts départs, surtout les retoursde l’émigration. Donc on a un avion supplémentaire. Ce qui porte aujourd’hui notre flotte à 11 avions, tous de la famille Airbus. Ce nouvel avion est un appareil de type A 319 de 144 sièges.

Il y a apparemment une grande fidélité entre Aigle Azur et Airbus…
La fidélité, effectivement, existe entre Aigle Azur et Airbus, c’est un produit de qualité qui a fait ses preuves, nous avons acquis des appareils qui nous permettent de réguler les capacités sans modifier le volet technique d’équipage et de pièces détachées. Donc c’est un outil très pratique.

On est quasiment en pleine période estivale, pouvez-vous nous donner un état des réservations au sein de votre compagnie ?
Ces jours-ci c’est la fin, je dirais, des achats de billets pour l’été à venir, de la grande vague de l’été à venir qui va commencer entre le 25 et le 28 juin, donc au départ de la France, pour terminer les derniers retours en début de septembre prochain.

Quelle appréciation faites-vous sur le taux de remplissage de vos avions ?
Le taux de remplissage, naturellement on l’espère le plus important et le plus fort possible.
Vous savez que la particularité sur les lignes entre la France et l’Algérie, et l’Algérie et la France, en pareilles périodes, c’est qu’il y a des vagues dans un sens, pendant un temps, et dans un autre aussitôt après, ce qui fait que des avions partent pleins ou reviennent quasiment vides, selon les périodes.
Ce qui fait que nous ne pouvons pas optimiser de mieux que l’on espère le taux de remplissage.
Ce qui nous a incités à mettre en place pour cette fois notamment des tarifs promotionnels pour essayer d’équilibrer l’afflux des voyageurs.

Justement, parlons-en, ces promotions d’été…
C’est la nouveauté sur le marché France-Algérie, c’est pour la première fois dans l’histoire qu’il y a des tarifs promotionnels sur la partie aérienne. Je confirme qu’il reste encore des places à des tarifs promotionnels, à moins de 300 euros. C’est pas pour les retours sur la France au 31 août, mais pour, je dirais, les périodes qui habituellement sont un peu creuses durant la saison. Ces dernières ont d’ailleurs enregistré une certaine reprise en matière de demande, et les périodes habituellement très tendues ont tendance à se relâcher. Ce qui nous conforte donc dans cette initiative. Les tarifs promotionnels naturellement seront particuliers pour cette année, puisque le début du mois de Ramadhan commence à la fin de la période estivale. On ne sait pas encore comment la clientèle va réagir vis à vis de ces déplacements, donc on attend. Mais sinon, il y a des tarifs incitatifs comme tous les ans sur la période du mois de Ramadhan.

Y a-t-il une adhésion de la clientèle à votre politique de rapprochement ?
Aujourd’hui, pour les tarifs promotionnels en général oui, mais pour le mois de Ramadhan c’est un peu trop tôt pour être fixé. Le deuxième point en termes de rapprochement que la compagnie développe vis à vis de sa clientèle, c’est l’ouverture d’un nouveau site Internet plus interactif et plus dynamique, et depuis lundi dernier, le programme de fidélité désormais disponible en ligne sur Azurplus.fr. C’est une option qui était demandée depuis pas mal de temps, notre clientèle est très fidèle, j’en profite pour la remercier. La carte fidélité se veut un programme, je dirais, qui permettra, incitera à voyager plus… Plus vous voyagerez, plus vous aurez des avantages en termes de tarif, de billetterie, de bonus de bagages, et par la suite, très rapidement, de promotion annexe sur l’hôtellerie, la location des voitures entre autres.

La saison estivale c’est le renforcement des lignes existantes, d’autres peut-être à ouvrir ?
Tout à fait, la nouveauté d’Aigle Azur à ce chapitre c’est l’Afrique, c’est l’ouverture vers l’Afrique un peu plus au Sud que le Maghreb. Vers le Mali notamment, avec la ligne Paris-Bamako, à raison de deux vols par semaine (les lundi et vendredi). On a aussi ouvert une desserte sur Faro, au sud du Portugal. Donc au jour d’aujourd’hui, Aigle Azur dessert le Mali, l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, et le Portugal. En vols réguliers, nous avons une activité de vol touristique sur l’ensemble des pays méditerranéens.

A destination de l’Algérie, y a-t-il d’autres lignes lancées ?
Effectivement, il y a trois mois maintenant quasiment jour pour jour, la ligne Mulhouse – Sétif a été inaugurée, et se porte pour l’instant relativement bien. Nous desservons en tout 13 aéroports en Algérie, sur 13 aéroports internationaux. Nous desservons donc l’ensemble des aéroports internationaux d’Algérie. La dernière des nouveautés Aigle Azur, c’est l’étiquette sur l’ensemble de notre réseau.

C’est un nouveau bond qualitatif pour la compagnie…
Effectivement, mais sachez, en plus, que depuis le 27 mai, nous sommes membre actif « IATA ». On est désormais parmi les 230 compagnies internationales membres de l’IATA qui regroupe les principaux transporteurs aériens internationaux. C’est une distinction qui va permettre à Aigle Azur d’offrir de nouvelles perspectives notamment de continuation sur l’ensemble de la planète.

Venons-en à un autre sujet qui concerne votre compagnie qu’on disait en négociations pour la reprise de CNAN Maghreb Line…
Effectivement, pour faire un petit rappel, Go Fast a démarré les négociations dans le cadre du programme de privatisation en 2005. A ce jour, nous n’avons pas trouvé d’accord. Au départ, il y a eu un contrat de partenariat d’agent général qui a été signé entre Go Fast Travel France et CNAN Maghreb Line, portant sur la distribution du produit CNAN sur l’ensemble du territoire français. C’est grâce à Go Fast France Travel que le produit CNAN a pu être vendu en France sur l’ensemble des agences françaises. Voilà en quoi se résumait le périmètre du contrat qui a été signé entre le groupe Go Fast et la CNAN. Au niveau négociations, nous n’avons pas pu donc parvenir à un accord, et puis le CPE a décidé, sur résolution, de dissoudre, il y a quelque temps, CNAN Maghreb Line. C’est son droit, et nous n’avons pas à commenter une telle décision.

Vous ne vous sentez pas concernés par le sujet ?
La relation a été claire, elle stipulait sur un partenariat et les négociations n’ont pas abouti. Le seul contrat qu’il y a eu entre les deux entreprises était un contrat de type agent général concernant la commercialisation sur une zone déterminée qui est la France, durant la période estivale passée, de juin à septembre. Ce contrat a été honoré par Go Fast Travel. Nous sommes allés au bout de l’accord même si notre image que nous avons associée dans le cadre de ce partenariat a été quelque peu égratignée par les aléas d’exploitation enregistrés durant l’été dernier, et dont tout le monde se rappelle. On a médiatisé une association supposée très forte, faite avec Go Fast et Aigle Azur, alors que la seule relation qui existait se limitait à la distribution du produit. Cela a rejailli de façon négative sur le groupe.

Et concernant les pourparlers évoqués avec CNAN pour la partie cargo ? Sont-elles aussi rompues ?
Le processus de négociation est toujours en cours pour la partie cargo, et nous restons à l’écoute. Je peux aussi annoncer concernant Go Fast, des projets d’installation actuellement en cours, en Afrique subsaharienne et en Libye.

La promotion de la destination Algérie est au centre d’un partenariat signé par la compagnie Aigle Azur et le ministère du Tourisme algérien. Le projet a-t-il avancé concrètement ?
C’est vrai que, récemment, un contrat a été signé effectivement pour le lancement de « La maison de l’Algérie en France » entre Aigle Azur, le ministère du Tourisme et l’ONAT. C’est dans le cadre de la promotion de l’image de l’Algérie, une chose très importante au niveau de la France notamment. Aigle Azur devait donc logiquement être partenaire d’une telle opération étant un acteur actif, et je dirais très historique et qui de plus offre déjà ce service-là. Nous estimons que nous avons un rôle extrêmement important à jouer, et nous considérons que c’est notre devoir de participer à la promotion du tourisme qui en est à ses balbutiements en Algérie. La première action concrète sera l’ouverture très prochaine de « La maison de l’Algérie à Paris ».

A quand projetez-vous son inauguration ?
D’ici début juillet, et ça se fera à, Place de la République.

Entretien réalisé par Lemya Ouchenir

  par L.O.

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