Education nationale: Benghebrit reçoit la CSE pour éviter de nouvelles grèves


Une nouvelle rencontre est programmée, aujourd’hui, entre les 7 syndicats membres de la Coordination des syndicats de l’éducation (CSE) pour parler de la révision du statut particulier du personnel de l’éducation.

Les syndicats, qui ont observé une grève les 10 et 11 février courant, ont menacé d’aller plus loin si leurs revendications n’étaient pas prises en charge et tout particulièrement celle liée à la question du statut particulier du personnel de l’éducation. Le Cnapeste, qui a tenu sa grève, lundi dernier, estime, pour sa part, que les rencontres avec le ministère de l’Education « ne servent à rien», considérant que la crise de confiance est déjà installée entre la tutelle et le personnel de son secteur. Le ministère « n’a jamais respecté ses engagements envers la corporation », estime le syndicat justifiant, ainsi, «la mobilisation du personnel de l’éducation autour de lui. De son côté, la ministre Benghebrit insiste sur la concertation pour résoudre les problèmes de la corporation l’appelant à éviter la voie de la contestation pour préserver le droit des élèves à l’éducation et de contribuer à la promotion de l’école algérienne, qui est un «devoir pour tous». Aux yeux de la ministre de l’Education ses partenaires sociaux « n’ont d’autres ambitions que la satisfaction de leurs revendications socioprofessionnelle». Les deux parties échangent des accusations et dégagent toute responsabilité de la situation difficile dans laquelle se trouve actuellement l’Ecole algérienne. Même si les syndicats ont obtenu de grands acquis depuis 2008 avec des augmentations salariales conséquentes, ils continuent de mettre la pression sur le gouvernement pour la préservation de leurs acquis avec l’élaboration d’un cadre juridique organisant leurs missions à travers la révision du statut particulier du personnel de l’éducation. Le ministère de l’Education a, quant à lui, pris des sanctions à l’encontre des grévistes en procédant à des ponctions sur salaires. «L’amélioration des conditions socioprofessionnelles des enseignants est un droit légitime, mais l’élève a aussi le droit à l’éducation», avait déclaré la ministre.  
Le bras de fer continue entre le ministère de l’Education et ses partenaires sociaux. Un conflit dans lequel les écoliers sont les grands perdants. Le ministère de l’Education et les syndicats affirment, chacun de son côté, qu’ils défendent l’école et que l’avenir scolaire des enfants est au centre de leurs préoccupations. Mais sur le terrain, la réalité est tout autre. Depuis 2008, les relations entre les syndicats de l’éducation et le ministère n’ont pas connu d’apaisement. Les deux antagonistes s’engagent dans la confrontation à chaque fois que l’occasion se présente, mais restent proches et ne cessent de se concerter, sans arriver à s’écouter.

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