Leurs compétences font le bonheur ailleurs

Des chercheurs prêts à rentrer ?

Des chercheurs algériens établis à l’étranger sont disposés à aider leurs pays. Ils mettront leurs compétences à la disposition des différents secteurs pourvu que les conditions et l’environnement y soient adéquats.

Ils sont actuellement des centaines de chercheurs dans les différents domaines qui travaillent depuis des années dans les plus grands centres de recherches et universités les plus prestigieuses. Pour l’Algérie, ces chercheurs veulent créer une dynamique qui permettra « une vraie stratégie de déploiement des acquis de la recherche pour le bénéfice de plusieurs secteurs » selon une association de chercheurs établis au Canada.

Mais faut-il encore que certaines conditions de confort et de facilité soient réellement mises en place. Selon Abdelmalek Rahmani, coordinateur Cnes, l’enjeu est autour des changements de toute la situation de la recherche en Algérie. « Nous avons introduit un article sur le statut du professeur à l’université et sur le retour des compétences algériennes de l’extérieur ».

Ce statut est en effet un des axes que proposent le Cnes et certains chercheurs qui le recommandent vivement. Il permettra selon le représentant de « valoriser d’abord l’apport du chercheur et de trouver une passerelle entre les centres de recherches à l’étranger et les universités algériennes » estime M. Rahmani d’autant que « les compétences sont victimes de l’absence d’une politique de recrutement ».

En effet, certains chercheurs établis à l’étranger sont souvent désappointés par l’histoire de l’équivalence des diplômes qui prennent des mois pour être acceptés. Mais cette histoire ne se résume pas à cela. Les autres facteurs selon le coordinateur du Cnes sont d’ordre « administratifs » qui expriment encore toute la machine de blocages. Cependant, le gouvernement qui a pris cette question comme une des priorités pour le retour des compétences compte éradiquer ces blocages.

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mohamed Mebarki, a réitéré lors d’une intervention à la Chambre basse que « les contacts avec les chercheurs algériens à l’étranger ont débouché sur plusieurs demandes ayant pour but d’intégrer et d’aider leurs homologues algériens ». Plus pratique, le ministère souligne que les chercheurs pourront bénéficier de nouvelles conditions dans la recherche comme par exemple les secteurs industriels, agricoles, technologies nouvelles qui expriment une forte demande.

L’autre facilité qui sera accordée est celle « d’un statut de chercheurs à plein temps où à titre d’enseignants dans des laboratoires de recherche et d’universités ». Les TIC qui sont actuellement les outils les plus précieux anis que les réseaux sociaux constituent une mine d’or pour « les profils, les domaines d’intérêt et la spécialisation pour un diagnostic probant des chercheurs algériens résidant à l’étranger ». Il s’est avéré que quelques universités algériennes n’ont pas attendu de décret à ce sujet. Elles sont en contact permanent avec leurs homologues à l’extérieur en attendant de trouver une plate-forme pratique à leurs interventions en Algérie.

FAYÇAL ABDELGHANI

Le Midi Libre         

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