SITUATION SÉCURITAIRE À L'EST DU PAYS

L'Algérie n'interviendra pas au-delà de ses frontières

Aujourd'hui, on souhaite faire endosser à l'Algérie la sale besogne pour se débarrasser des réseaux terroristes.

Le principe «de la non-ingérence» s'inscrit dans la réciprocité pour l'Algérie et, à ne pas en douter il est une évidence constante et pragmatique qui ne changera pas.

Mais à chaque montée d'une crise dans l'un des pays voisins qui vivent une instabilité aussi bien politique que sécuritaire, des voix s'élèvent pour prétendre que l'Algérie prévoit une éventuelle intervention militaire, notamment quand il s'agit de la Libye troublée par des combats violents provoqués par l'hydre islamiste et les luttes tribales. Depuis plus d'une semaine on rapporte cette nouvelle mais, sans lendemain. Dans l'une de ses éditions le quotidien El Bilad, citant des sources diplomatiques, publie que certains pays occidentaux, mais aussi arabes ont tenté d'entraîner l'Algérie dans le conflit libyen avec une couverture de la Ligue arabe et de l'ONU chose qui a été approuvée par l'Egypte d'où l'une des raisons de la visite du président égyptien en Algérie. Or, cette démarche n'a pas été approuvée par l'Algérie qui demeure sur sa position. Cet enthousiasme injustifié qui vise à entraîner l'Algérie dans des conflits dans lesquels elle n'a rien à voir est sournois. Consciente des retombées préjudiciables que peut engendrer une telle aventure, l'Algérie tout en maintenant sa position pour un règlement civique et pacifique des crises sécuritaires qui secouent ses voisins n'interviendra sous aucun prétexte militairement au-delà de ses frontières. Le sujet qui a été traité par L'Expression s'impose encore aujourd'hui pour rappeler comme avaient confié des sources sécuritaires de haut rang: «Cette rumeur médiatique qui revient à chaque bonne occasion est une manipulation théorique suspecte qui prévoit les prémices de la stratégie de la tension, pilotée par des puissances occidentales occultes qui veulent pousser les Algériens dans une confusion et créer une polémique aux dimensions transfrontalières.» Mais aujourd'hui il s'avère que les Occidentaux ne sont plus les seuls à alimenter ce tapage, des pays arabes du Golf s'y mettent aussi. Après avoir participé à la destruction de la Libye, incontrôlable aujourd'hui, on souhaite faire endosser à l'Algérie la sale besogne pour se débarrasser des réseaux terroristes. Cependant l'Algérie a payé le prix cher pour retrouver la paix et les instigateurs de cette démarche ont compris qu'ils ont frappé à la mauvaise porte. De plus, les performances acquises par l'ANP dans la lutte antiterroriste ne sont pas à vendre et ce n'est certainement pas l'incompétence des pays voisins à gérer leurs crises qui va forcer l'Algérie à exposer la vie de ses troupes spéciales ou de ses soldats au danger. Néanmoins, comme mentionné dans l'une de nos précédentes éditions, des alliances entre l'Algérie et l'Egypte d'un côté et l'Algérie et la Tunisie de l'autre pour une lutte commune contre les réseaux terroristes actifs particulièrement en Libye, dans le cadre d'une coordination et d'échange de renseignements ont été formalisées dans le respect de la «non-ingérence» qui demeure une genèse fondamentale pour l'Algérie.

Sur cette même question, le Premier ministre à réitéré à chaque occasion que «l'Algérie est forte mais n'aura pas à intervenir hors des frontières», avait répété plusieurs fois Abdelmalek Sellal. Il est vrai que l'Algérie a été sollicitée par la Tunisie et la Libye d'intervenir directement, mais l'Algérie à exprimé un «niet» catégorique confie une source concordante. Elle n'économisera pas, toutefois, des efforts pour assister les pays en crise par des aides matérielles, ce qui est le cas pour la Tunisie, mais ça le sera aussi pour la Libye si ce pays s'organise et exprime sa bonne volonté à coopérer. L'Algérie ne manquera pas, en effet, de renforcer sa coopération. Ses alliances avec les pays qui luttent contre les réseaux terroristes, même si elles sont de circonstance peuvent dans la bonne foi donner des résultats probants. La coopération dans ce domaine a atteint un haut niveau avec les autorités tunisiennes qui sont confrontées à des groupes terroristes aguerris. Mais reste à faire comprendre à qui veut le croire qu'en tout état de cause le message de l'Algérie est clair, «le principe de la non-ingérence est mutuel».
Aucun pays n'a le droit de s'ingérer dans ses affaires et réciproquement, l'Algérie ne s'immiscera pas dans celles des autres pays.

l'Expression  

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