Le représentant de la Banque mondiale en Algérie en parle

Cevital, c’est “l’Algérie qui gagne”

Cevital, c’est “l’Algérie qui gagne”Dans un contexte où certains observateurs ne voient l’Algérie que sous une “image écornée”, M. Emmanuel Noubissié estime que “le coup FagorBrandt et d’autres faits d’armes d’Issad Rebrab viennent nous rappeler qu’il existe une autre Algérie, celle qui gagne”.

 Sous le titre “L’Algérie qui gagne”, le représentant résident de la Banque mondiale en Algérie, Emmanuel Noubissié Ngankam, a dressé, dans la dernière édition de La lettre d’El-Djazaïr, le portrait d’Issad Rebrab, un “entrepreneur algérien qui, à force de travail et de génie, a su et pu bâtir un véritable conglomérat”, dont la capacité vient de lui permettre “de sauver une entreprise française dont la faillite faisait planer une épée de Damoclès au-dessus des têtes de près de 1 800 salariées hantés par le spectre du chômage”. M. Emmanuel Noubissié a rappelé qu’Issad Rebrab, fondateur du Groupe algérien Cevital, a pu racheter FagorBrandt, le deuxième groupe français de l’électroménager, face à de nombreux concurrents, notamment américains, émiratis et français. Ce qui lui a valu d’être qualifié de “sauveur” par la presse, les milieux syndicaux et la classe politique française (…).
“Oui ! Le sauveur des emplois en France, c’est bien lui, l’Algérien Issad Rebrab qui s’inscrit dans la lignée d’autres industriels du Sud (…)”, écrit le représentant résident de la Banque mondiale en Algérie, citant l’indien Tata, un des plus grands employeurs de Grande-Bretagne qui a racheté Jaguar et Land Rover, fleurons de l’industrie automobile de l’ex-colonisateur britannique et l’autre indien Lakshmi Mittal qui s’est emparé d’Arcelor pour créer ArcelorMittal, leader mondial de la sidérurgie qui emploie près de 300 000 salariés dont quelque 160 000 en Europe. La reconnaissance due à Issad Rebrab, ajoute Emmanuel Noubissié, “c’est aussi cette image du 17 février 2014, date à laquelle il est reçu avec 33 autres grands patrons et investisseurs internationaux dans l’antre de la République française, à l’Élysée, par le président Hollande, flanqué de 11 de ses ministres (pas moins) pour promouvoir l’attractivité de la France”. Selon lui, “ce fait d’armes n’est pas isolé. Il se situe dans la continuité des ambitions d’un visionnaire qui, grâce à son audace, à son goût du risque (…), a pu bâtir un empire industriel et financier qui lui vaut de rentrer dans le club restreint des fortunés de la planète répertoriés par le magazine Forbes”.
Avec un chiffre d’affaires estimé à plus de 3,5 milliards de dollars, Issad Rebrab est un capitaine d’industrie dont le Groupe Cevital qu’il a créé emploie plus de 12 000 personnes en Algérie dans une dizaine de secteurs d’activités.
Un fait que ne doit pas occulter sa récente percée en France. “Champion de la diversification, un mot qui a une résonnance particulière dans le vocabulaire économique algérien, le Groupe Cevital, ce sont l’agroalimentaire, la grande distribution, la sidérurgie, l’énergie, l’électronique, le verre, l’électroménager, l’automobile, etc.”, relève Emmanuel Noubissié, soulignant que, “dans un contexte mondial où les capitaux ont de moins en moins de nationalité, le fondateur de Cevital a compris l’impérieuse nécessité (…) de s’ouvrir à l’international”.
De par la position charnière de l’Algérie, “Cevital lorgne non seulement sur la rive nord de la Méditerranée mais scrute également les immenses opportunités qu’offre l’Afrique subsaharienne. Côte d’Ivoire, Éthiopie, Soudan, Djibouti, Tanzanie et bien d’autres sont des pays qui lui ont ouvert leurs bras et sur lesquels Issad Rebrab a jeté son dévolu, suivant ainsi, dans le domaine des affaires, une tradition panafricaniste dont l’Algérie, son pays, en est historiquement le chantre”.
Emmanuel Noubissié Ngankam a tenu à souligner, en guise de conclusion, que cette évocation “n’est pas non plus une entreprise d’encensement d’un homme qui, au demeurant, le mériterait. Il s’agit avant tout, et au-delà de toute considération domestique, de célébrer la réussite et la création de la valeur ajoutée. Dans un contexte où les prismes sous lesquels certains observateurs et commentateurs de l’actualité ont choisi de regarder l’Algérie ne laissent apparaître qu’une image écornée, le coup FagorBrandt et d’autres faits d’armes d’Issad Rebrab viennent nous rappeler qu’il existe une autre Algérie, celle qui gagne”.

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