Les Mozabites revendiquent la sécurité des personnes et des biens dans la région

Les Mozabites revendiquent la sécurité des personnes et des biens dans la région
Ghardaïa : rien n’est réglé !Ghardaïa : rien n’est réglé !

Cette fois-ci, et plus que jamais, la population du M’zab demande une implication plus active de l’État pour sa protection.

Entre 2 000 et 3 000 personnes ont pris part à une “marche blanche” organisée hier matin dans le centre de Ghardaïa. Les responsables du Comité de coordination et de suivi (CCS) soulignent que ce sit-in est dédié à la mémoire des neuf victimes mozabites tuées dans des violences intercommunautaires depuis le début du conflit. Un immense rassemblement pacifique pour dénoncer la situation sécuritaire chaotique qui règne à Ghardaïa et revendiquer, du coup, “la sécurité des personnes et des biens mozabites”.

Durant ce sit-in, organisé devant le siège de la wilaya de Ghardaïa, des intervenants ont pris la parole pour dénoncer, haut et fort, l’insécurité, l’anarchie et la terreur, alors que la population du M’zab vit déjà le calvaire depuis plusieurs mois. Et ce, en dépit des 10 000 policiers et gendarmes présents dans la vallée du M’zab, sans pour autant arriver à régler la question de la sécurité des biens et des personnes. Durant le sit-in, plusieurs membres du Comité de coordination et de suivi et autres “témoins” ont dénoncé ce qu’ils qualifient de collision caractérisée entre les éléments des services de sécurité et des émeutiers d’origine chaâmbie.
À l’unanimité, les participants à ce sit-in ont dénoncé à haute voix la violence que les Mozabites subissent au quotidien du fait d’une bande de criminels, qui agissent en toute quiétude, et ont aussi scandé que la situation est désormais “tragique et insoutenable”.
“Nous ne sommes plus en sécurité et les fauteurs de troubles s’affichent au vu et au su de tout le monde sans être inquiétés.”
Pis encore, déclare Khoudir Babaz, président du CCS, “toutes ces accusations n’ont ému aucune des autorités concernées. Ni le ministre de l’Intérieur ni le DGSN n’ont manifesté quelque empressement à identifier et punir comme il se doit les assassins et les traduire devant la justice”.
“Nous devons rester solidaires avec tous ceux qui luttent pour leurs droits ici dans la vallée du M’zab ou ailleurs dans les autres régions du pays”, a-t-il préconisé. L’assassinat du jeune Aouf El-Yassaa (17 ans), le premier jour du Ramadhan, a suscité une vague de protestations dans la vallée du M’zab. Un énième cri de détresse vient donc d’être lancé par la société civile mozabite organisatrice de cette marche pacifique en étroite collaboration avec le CCS, pour tenter de mettre fin définitivement à la “fitna”, aux agressions, aux assassinats et à la violence qui rythment le quotidien des citoyens mozabites de Ghardaïa. Cette fois-ci, et plus que jamais, la population du M’zab demande une implication plus active de l’État pour sa protection.

Durant le sit-in, une vingtaine de représentants issus du CCS et des notables mozabites de Ghardaïa ont été reçus par le wali. Bon nombre de revendications lui ont été présentées. Entre autres, une plus grande implication de l’État quant à la sécurité des biens et des personnes mozabites, la libération de tous les jeunes détenus “enlevés arbitrairement par les forces de sécurité”, ainsi que la sécurisation de certains lieux où des agressions répétées ont été commises, comme les quartiers d’Aïn Le Beau, Mermède, La Gare routière (SNTV), Theniet El-Mekhzène et Bouhraoua.

Liberté 

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