Bouteflika est absent de la scène internationale depuis janvier 2012

Un vice-président pour combler le vide

Le 14 janvier 2012, Abdelaziz Bouteflika se rendait à Tunis pour participer aux festivités commémoratives du premier anniversaire de la révolution tunisienne. C’était, en même temps, la dernière visite officielle à l’étranger en date, de l’actuel locataire d’El Mouradia. Depuis, même les sorties «domestiques» ont cessé, la toute dernière étant celle effectuée à Sétif, le 8 mai 2012.

 C’est dire qu’avant même le terrible accident vasculaire cérébral qui le terrassa le 27 avril 2013, Abdelaziz Bouteflika était déjà fortement diminué sur le plan physique. En réalité, il ne s’est jamais complètement remis de son premier accident de santé qui le frappa alors qu’il était à l’apogée de sa forme.
D’un activisme impressionnant en tout cas qui le caractérisait durant tout son premier mandat et au début du second. Jusqu’en novembre 2005 en effet, Bouteflika, hyperactif tant au niveau national qu’international, omniprésent par le physique et la parole, s’était tout simplement accaparé toute l’actualité ! Ce n’est plus le cas, bien sûr.
Durant la seconde partie de son troisième mandat et au tout début du quatrième, l’homme qui est en passe de devenir le doyen des dirigeants dans le…monde, voit son agenda international se résumer à quelques audiences accordées dans des conditions bien particulières, à certains invités officiels étrangers à la résidence d’Etat de Zéralda.
C’est d’ailleurs Abdelkader Messahel, le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines et fidèle parmi les plus proches que Bouteflika a choisi pour le représenter au sommet du comité des dix chefs d’Etat africains qui se penchera sur la question de la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies, jeudi et vendredi prochains à Brazzaville.
Avec Abdelmalek Sellal, notons que Abdelkader Messahel est le seul membre du gouvernement que Bouteflika n’a jamais écarté de l’exécutif depuis 1999. Aussi, chez Bouteflika, c’est connu, la confiance et la loyauté suppriment la fonction !
La participation au sommet en question, réservé­ aux chefs d’Etat, n’aurait jamais été confiée à un ministre délégué s’il ne s’appelait pas Messahel. Cela étant, l’incapacité d’un chef d’Etat à représenter son pays dans les forums internationaux ou à effectuer des visites officielles à l’étranger, un cas de figure appelé à durer sous Bouteflika, pose un grand problème pour les intérêts mêmes de la nation. Ce qui rend désormais nécessaire, voire urgent, le fameux poste de vice-président…

Le Soir d'Algérie

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