OBAMA INVITE BOUTEFLIKA AU SOMMET DES CHEFS D’ÉTAT AFRICAINS À WASHINGTON

Le piège américain

OBAMA INVITE BOUTEFLIKA AU SOMMET DES CHEFS D’ÉTAT AFRICAINS À WASHINGTON
Le piège américainLe Président Abdelaziz Bouteflika a reçu, vendredi, une invitation officielle du Président américain Barack Obama pour participer au Sommet des dirigeants des Etats-Unis et d'Afrique. Bouteflika ne peut pas déléguer quelqu’un d’autre pour le représenter à cet événement qui se déroulera à Washington au mois d’août.

La capitale des Etats-Unis accueillera, les 5 et 6 août, le sommet des dirigeants des Etats-Unis et d'Afrique. Tous les chefs d’Etat du continent sont invités à participer à cette rencontre. Les invitations ont été adressées vendredi par le Président Barack Obama.
«En cette période pleine de promesses pour le continent africain, nous avons l'opportunité d'approfondir notre partenariat riche et durable. Ma femme Michelle et moi-même sommes enchantés de vous inviter, ainsi que les dirigeants de toute l'Afrique, au Sommet des dirigeants des Etats-Unis et d'Afrique», précise le communiqué officiel adressé par la Maison-Blanche à El-Mouradia.

Le Président américain invite son homologue algérien à faire part de «ses suggestions sur les résultats clés à prendre en considération pour garantir le succès du Sommet». Cette rencontre se présente donc comme un rendez-vous politique, diplomatique et économique majeur pour l’ensemble des parties. Jacob Zuma, le roi Mohamed VI, Goodluck Jonathan, Moncef Marzouki ou encore le maréchal Abdel Fattah Al-Sissi — qui devrait, sauf surprise, être élu à la tête de l’Etat égyptien — ne rateront pour rien au monde ce sommet. Qu’en sera-t-il pour notre pays ? «L’Algérie doit se rendre à ce sommet, c’est impératif. Pour les Etats-Unis, l’Algérie est considérée comme étant un Etat stable au centre d’une région instable. C’est aussi un partenaire central dans la lutte contre le terrorisme au Maghreb et au Sahel», précise Zoheir Bouamama, professeur en sciences politiques à l’Ecole nationale des sciences politiques d’Alger.

Pour le professeur Bouamama, la participation de l’Algérie est importante dans le cadre de ses relations avec les Etats-Unis mais aussi pour ses rapports avec les pays africains. «L’Algérie est en phase de réorienter sa diplomatie vers le continent africain. Elle est certes très présente dans les structures de l’Union africaine, mais elle doit renforcer son rôle dans les cadres bilatéral et multilatéral», souligne-t-il.
Reste maintenant à savoir si le Président Abdelaziz Bouteflika fera le voyage à Washington. Il faut avant tout préciser qu’il ne peut se faire représenter par un haut responsable politique algérien. Le sommet est réservé exclusivement aux «dirigeants des Etats-Unis et d’Afrique». Ramtane Lamamra, Ahmed Ouyahia ou Abdelmalek Sellal n’ont pas le statut de «dirigeant». D’ailleurs, à ce niveau-là, déléguer autrui serait plutôt mal vu. Affaibli par un accident vasculaire cérébral, Abdelaziz Bouteflika devra supporter un long voyage en avion et participer à des activités protocolaires éreintantes. Mais il devra surtout rencontrer des dizaines de chefs d’Etat, dont le Président Barack Obama, et lire un discours en séance plénière.
Il suffit de voir les efforts déployés par Abdelaziz Bouteflika lors de sa prestation de serment pour comprendre que ce voyage aux Etats-Unis ne sera pas une sinécure. Pour le Président algérien, le sommet de Washington ressemble en tous points de vue à un piège. A commencer par sa thématique «Investir dans la prochaine génération»…

Le Soir d'Algérie  

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