La promesse de Son officialisation est revenue au devant de la scène

Tamazight, revendication ou slogan de campagne ?
 
Tamazight, revendication ou slogan de campagne ?Tous les candidats sans exception promettent d’officialiser tamazight comme langue officielle.

La question de tamazight revient souvent lors de la période électorale. Tous les candidats à l’élection du 17 avril font dans leurs programmes de tamazight un axe important. «Tamazight devient souvent un slogan de campagne lors de l’élection», estime un militant de la cause identitaire.

D’ailleurs, dans  son discours à Tizi Ouzou la semaine dernière,  Ali Benflis a déclaré que s’il venait à être élu à la magistrature suprême, il introduirait «tamazight dans l’examen du bac mais, a-t-il dit, de façon facultative». «lI y a nécessité de mettre en place des mécanismes pour le développement de cette langue, car il s’agit, a-t-il soutenu, d’un moyen susceptible d’aboutir à l’épanouissement des Algériens.»

Louisa Hanoune, secrétaire du Parti des travailleurs, a souligné, pour sa part, qu’elle a toujours milité pour que cette langue  soit reconnue sans référendum car, a-t-elle insisté,  «cela est un droit naturel de tout le peuple algérien et de toutes les régions du pays qui ont indéniablement des origines amazighes».

L’autre candidat à la magistrature suprême, Abdelaziz Belaïd du Front El Mostakbel, a également émis la volonté de voir tamazight devenir langue officielle aux côtés des autres constantes, à savoir l’arabe et l’islam.
Même son de cloche dans les discours du  candidat de Ahd 54, Ali Fawzi Rebaïne qui promet d’officialiser tamazight par décret présidentiel et sans référendum. «J’estime que tamazight n’est pas en contradiction avec la langue arabe. Cette question doit s’inscrire et on doit la défendre, pas seulement à Béjaïa ou à Tizi Ouzou mais aussi à Alger, à in Sefra et ailleurs», a-t-il déclaré, ces jours-ci,  durant ses sorties dans le cadre de la campagne pour le scrutin du 17 avril. Comme s’il s’agissait d’un consensus généralisé chez tous les postulants à la magistrature suprême, le mot tamazight revient avec beaucoup d’insistance dans les meetings électoraux. Moussa Touati du FNA a même  suggéré la création d’une académie pour la promotion de cette langue.

Les «hommes de campagne» du président-candidat, Abdelaziz Bouteflika, eux aussi, se présentent comme les défenseurs incontestables de cette langue. Dans leurs discours, Sellal, Benyounès ou bien Ouayahia, entre autres, font de la nécessité de l’officialisation de tamazight l’un des axes principaux du programme Bouteflika.«Faut-il un autre mandat  pour Bouteflika pour juste officialiser tamazight alors qu’il ne l’a pas fait en 15 ans de règne ?» s’interroge un animateur associatif à Tizi Ouzou. «Tout ce qui se dit ces derniers jours sur tamazight n’est que de la poudre aux yeux. Aucun candidat n’a rédigé son programme de campagne en tamazight. Ils ne connaissent tamazight qu’en période de campagne», ajoute-t-il.


El Watan 

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