ILS APPELLENT À DES MARCHES À BÉJAÏA, TIZI OUZOU ET BOUIRA

Les anciens du MCB reviennent ce 20 avril

Finies les divisions, place à l'union pour la cause amazighe. Tel a été le consensus dégagé par les anciens militants du MCB (Mouvement culturel berbère), réunis vendredi dernier, dans la station balnéaire de Tighremt, commune de Toudja, à Béjaïa.

Ils étaient 42 militants de la cause amazighe, dont Azziz Tari, Saïd Khelil, Mouloud Lenaouci, Doumane Saïd, Malika Baraka Boukhari Saïd, Rachid Oulebsir, Mohand Aït Ighil, Chemekh Saïd, Boumedine Hamou, Ahmed Aït Bachir, Hitouche Rachid et Yahia Hamouche, entre autres, à répondre présent à cette première réunion, sans compter ceux qui ont adhéré à cette initiative mais pour diverses raisons n'ont pas pu assister. Un seul point inscrit à l'ordre du jour: «La commémoration dans l'unité du 34e anniversaire du Printemps berbère.»

Au bout d'une journée de débat et d'échanges d'arguments, les participants ont rendu public un document appelant à une marche le 20 avril prochain à Béjaïa, Tizi Ouzou et Bouira, avec toutes les forces vives de la société, partis politiques, mouvement associatif, syndicats, sans exclusion. «Nous inscrivons notre action dans l'unité pour une cause juste partagée par tout le monde», nous déclare Aziz Tar, ancien détenu d'avril 1980 et un des initiateurs de cette réunion.
Notre interlocuteur souligne que «cet appel est lancé à toutes les forces agissantes sans distinctions de chapelle politique ni d'appartenance syndicale, pourvu que le minimum soit partagé, à savoir l'adhésion à la revendication portant l'officialisation de la langue amazighe et la défense des libertés collectives et individuelles».

En effet, dans l'appel à la marche, les initiateurs situent le contexte de la célébration de cette année «nous célébrons, cette année, le 34e anniversaire du Printemps amazigh dans un contexte particulier, marqué par l'organisation d'une élection présidentielle qui engage le pays dans de grandes incertitudes et menace par les enjeux de pouvoir qui se dessinent de porter atteinte au lien social qui fonde toute communauté politique», peut-on lire dans l'en-tête de l'appel avant d'expliquer que «la Kabylie s'est investie dans le combat identitaire et la lutte pour les libertés démocratiques depuis l'émergence du mouvement national auquel elle a donné ses meilleurs enfants». Le document regrette que «52 ans après l'indépendance les questions identitaires, démocratiques et nationales restent toujours posées avec acuité et aucun signe d'évolution vers les attentes profondes et légitimes des citoyens ne se dessine à l'horizon».

Par ailleurs, tout en rejetant l'élection du 17 avril prochain dans le fond et la forme d'une part, et d'autre part, en s'élevant contre l'impunité tout en affichant leur solidarité avec les Mozabites et les Chaouis, les premiers signataires de ce document appellent à la vigilance des citoyens. «Tout en nous élevant avec la plus extrême énergie contre l'impunité dont jouissent les responsables des massacres du printemps noir de 2001, nous appelons à l'extrême vigilance pour déjouer les manoeuvres d'implication de la Kabylie dans les luttes claniques dans lesquelles elle ne se reconnaît pas». Le document conclut par une marque de solidarité envers les Mozabites et les Chaouis. «Par cet appel nous témoignons aussi notre solidarité avec les Mozabites qui résistent par le plus grand des sacrifices, afin de préserver leur identité culturelle et religieuse et dénonçons avec la plus grande vigueur toute atteinte, sous quelque forme que ce soit à la dignité des Amazighs des Aurès.»         

 
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