Après ses propos tenus mardi

Les pro-Bouteflika lâchent le wali d’Alger

Sans ménagement aucun, le wali d’Alger monnaye les logements sociaux. Il affirmait mardi que pour prétendre être recasé, il fallait exhiber une carte d’électeur. Des propos qui n’ont évidemment pas laissé indifférents les candidats à l’élection présidentielle ou leurs représentants. Ils dénoncent ce qu’ils qualifient de chantage.

Le FNA et AHD 54 comptent saisir les commissions des magistrats et celles constituées des représentants des candidats.

C’est donc au moment où la campagne électorale bat son plein que le wali d’Alger a choisi d’user de sa fonction pour menacer de manière directe les personnes en attente d’un logement de les en priver si jamais elles s’abstenaient de voter.
Ses propos ne souffrent aucune ambiguïté. Pour Zoukh, «pas de carte de vote, pas de logement». Des propos qui ont fait réagir les candidats à l’élection présidentielle. Tous dénoncent à l’exception du représentant du Président-candidat.

Pour Omar Bekkhouche, membre du staff de Bouteflika, il ne s’agit là que «de propos qui n’engagent que le wali d’Alger. Ils ne peuvent d’aucune manière engager un quelconque candidat et certainement pas le nôtre qui n’a jamais fait de chantage par le passé et qui ne risque pas de s’y mettre». Changement de ton chez le représentant de Fawzi Rebaïne, le candidat de AHD 54. Tewfik Benallou estime que «les propos du wali d’Alger veulent absolument tout dire.
C’est une forme de pression qu’exerce le pouvoir à travers les walis et l’administration. Les vrais directeurs de campagne du Président-candidat, ce sont les walis».
Et d’ajouter que «le fait de le dire tout haut, c’est un trafic d’influence. Il l’utilise pour faire pression sur les citoyens». Le directeur de campagne de Fawzi Rebaïne a tenu à dénoncer ces propos et ces agissements. Il affirme avoir l’intention de saisir la commission des magistrats afin que de tels agissements soient sanctionnés.

Pour le candidat Abdelaziz Belaïd, plus rien n’est étonnant dans cette campagne. Il dira «ça ne m’étonne pas ! On entend des propos qui nous font sérieusement réfléchir sur ce qui est en train de se passer dans le sérail».
Du côté du FNA, c’est l’indignation. M. Boudjouas, directeur de campagne de Moussa Touati, candidat du parti, s’insurge contre ce parti-pris de l’administration.
Il évoque «une ingérence des élus et des responsables dans le processus électoral alors qu’il est attendu d’eux de préparer les aspects strictement liés à la logistique» et d’ajouter que «même si nous ne sommes pas des adeptes du boycott, il n’est pas du droit d’un responsable de menacer de la sorte le peuple algérien. C’est dangereux».
Et d’ajouter que «c’est probablement le même scénario dans d’autres wilayas où les walis s’impliquent directement en allant vers les communes distribuer les aides».
Tout comme Ahd 54, le FNA n’exclut pas de saisir les deux commissions chargées de superviser et de surveiller le processus électoral.

Le Soir d'Algérie  

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