Il y a 16 ans était assassiné Mohamed Boudiaf

Une semaine commémorative à partir de demain à la mémoire de Si Tayeb El-Watani

Le Soir d'Algérie 28/06/2008

IL Y A 16 ANS ÉTAIT ASSASSINÉ MOHAMED BOUDIAFA l’occasion du 16e anniversaire marquant la disparition tragique de Mohamed Boudiaf, la fondation éponyme organise, du 29 juin au 3 juillet, à la Bibliothèque nationale du Hamma, des journées commémoratives consacrées à l’engagement et au parcours de Si Tayeb El-Watani. Une grande exposition de photos retraçant l’itinéraire de l’homme politique sera tenue à cette occasion en présence de nombreux proches et amis du défunt.

 

Il y a 16 ans tombait sous les balles assassines Mohamed Boudiaf, un 29 juin 1992, dans la ville de Annaba où il animait un meeting. Cela faisait à peine six mois depuis son retour de son long exil à Kenitra au Maroc, où il s’était établi trois années après le recouvrement de l’indépendance de l’Algérie. Au plus fort de ses moments d’incertitude, l’Algérie avait rappelé son enfant prodigue à qui elle confia la dure tâche de remettre de l’ordre dans la maison Algérie, menacée par la montée en puissance de l’islamisme. Répondant spontanément à l’appel de son pays pour lequel il a passé la moitié de sa vie dans la lutte et la seconde en exil, Mohamed Boudiaf est revenu en Algérie le 16 janvier 1992. Sa droiture, sa franchise et sa loyauté étaient pour ceux qui l’ont sollicité ce qu’il fallait à l’Algérie pour retrouver le chemin de la stabilité.

Le 29 juin 1992, il parlait encore de construction, d’avenir, d’espoir, quand une rafale arrêta net le souffle de sa vie dans le corps de ce grand homme si humble. Né le 23 juin 1919 à Ouled Madi, dans la wilaya de M’sila, Mohamed Boudiaf a très tôt rejoint le PPA. Il est membre de l’Organisation secrète (OS), du Comité révolutionnaire pour l’unité et l’action, du groupe des 22 et membre fondateur du FLN. Le 22 octobre 1956, il est capturé par l’armée française suite au détournement de l’avion qui le menait du Maroc vers la Tunisie. En 1979, après la mort de Boumediene, il dissout le Parti pour la révolution socialiste (PRS). En 1992, il a accepté de relever un défi très difficile : dynamiser tous les chantiers en souffrance en Algérie, à commencer par l’établissement d’une démocratie réelle, l’entame d’une réforme économique importante et la lutte contre la corruption qui gangrenait le pays. A la tête du Haut-Comité d’Etat (HCE), il voulut rétablir l’équilibre brisé de son pays et redonner l’espoir à une jeunesse perdue et sans repère.

Un élan qui a suscité l’espoir auprès de plusieurs générations d’Algériens, jeunes et moins jeunes, et qui fut brutalement arrêté en ce fatidique 29 juin de l’année 1992.
 

par Lotfi Mérad

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