Les boycotteurs enflamment la salle Harcha à Alger

Les boycotteurs enflamment la salle Harcha à AlgerLa coordination des partis et personnalités politiques ayant opté pour le boycott de la présidentielle du 17 avril a organisé, ce vendredi, un meeting populaire à la salle Harcha à Alger, en présence d’une dizaine de milliers de personnes.

La coordination, composée de 5 partis politiques ( MSP, RCD, Ennahda, Adala et Jil Djadid) et de l’ancien chef de gouvernement, Ahmed Benbitour, a vu ses rangs renforcés par l’ancien dirigeant du FIS dissous, Ali Belhadj. Ont pris part également à ce meeting l’ancien président du RCD, Said Sadi, et le le doyen des militants des droits de l'Homme en Algérie, Ali Yahia Abdenour.

Soufiane Djilali : « Bouteflika est un spectre »

Le bal des interventions a été ouvert par le président de Jil Djadid, Soufiane Djilali, qui a qualifié le président Bouteflika de « spectre  qui ne pense qu’à lui-même ». Djilali a dennoncé ensuite les agissements de Amara Benyounes et Sellal qui ont « insulté le peuple ». Il a également critiqué Ouyahia et Belkhadem qualifiés d’ « architectes de l’échec ».

Mohcine Belabbes : « le boycott pour  fragiliser  le régime »

Le président du RCD, Mohcine Belabbes, a estimé que « le pouvoir politique algérien est au service d’une minorité corrompue et incapable d’évoluer ». La fraude, dit-il, est «le cancer qui gangrene le pays ». Belabbes a dénoncé « l’occupation des institution par une tribu (celle de Bouteflika Ndlr).

Le boycott, a expliqué le président du RCD, permettra d’ « isoler et de fragiliser » le régime pour préparer le terrain à une période de transition et l’élaboration d’une « Constitution consensuelle ».

Mohamed Douibi : « Le boycott est un projet politique »

Le secrétaire général d’Ennahda, Mohamed Douibi, a considéré que « la participation à la présidentielle signifie le cautionnement de la fraude ». Le boycott est un projet politique qui conduira à  l’adoption d’une  Constitution qui consacre le principe de la séparation des pouvoirs. « Continuer avec le système politique actuel conduira le pays à la perte », a indiqué le SG d’Ennahda.

Abdellah Djaballah : «  Bouteflika a détourné 49 milliards de dollars »

Le président du Front pour la justice et le développement ( Adala), Abdellah Djaballah, a été chahuté par les partisans de Ali Belhadj qui se sont mis à scander « Ya Ali ya Abbas, El-djabha rahi Labess (Ali Belhadj, Abassi Madani, le FIS va bien). Le chef de Adala a fini par s’imposer en saluant les habitants des Aures et en accusant Bouteflika et son clan d’avoir détourné 49 milliards de dollars.
Il a affirmé lui aussi, que les élections sont truquées d’avance car « l’administration et la justice ne sont pas du côté du peuple mais du côté de ceux qui détiennent le pouvoir ». Pour Abdellah Djaballah : « celui qui  participe aux élections soit c'est un imbécile ou bien il espère obtenir une récompense de la part du pouvoir ».

Abderezzak Makri : « le système est le seule danger »

Le président du MSP, Abderezzak Makri, a fait preuve d’habilité en s'adressant à la foule. Il a réussi à faire régir la salle Haracha qui a répété avec lui des slogans hostile au pouvoir. Le président du MSP a estimé que « le système est le seule danger qui menace l’Algérie » et a  accusé le pouvoir d’avoir « commandité les conflits à Ghardaïa et dans les Aures ».

Ahmed Benbitour : « le prélude d’un printemps »

L’ancien chef de gouvernement, Ahmed Benbitour, qui s’est retiré de la course à la présidence après l’annonce de la candidature du Chef de l’Etat sortant, a rappelé que la coordination des boycotteurs oeuvrent pour changer le systeme et non pas pour changer les personnes. « Ce meeting du 21 mars est le prélude d’un printemps fleuri dont les fruits viendront plus tard », a déclaré Benbitour.

El Watan  


 

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