Des ONG appellent l’Algérie à accueillir les défenseurs des droits de l’homme

Membre du Conseil des droits de l’homme depuis janvier 2014, l’Algérie est désormais appelée à autoriser l’entrée dans son territoire des organisations de défense des droits humains.

Dans une déclaration conjointe, Amnesty International, le Réseau euro-méditerranéen des droits de l'Homme, Human Rights Watch, la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme et l’Organisation mondiale contre la torture constatent que l’Algérie continue, tel elle l’a fait par le passé, de restreindre l’accès à son territoire des défenseurs des droits de l’homme.

Depuis plusieurs années, les autorités algériennes refusent d’accorder des visas à des organisations internationales non gouvernementales de défense des droits humains et ont violé, de multiples manières, le droit des organisations de défense des droits humains algériennes à agir librement, peut on lire dans ladite déclaration.

« En tant que membre du Conseil des droits de l’homme, l’Algérie s’est engagée à coopérer avec les organisations internationales et régionales de défense des droits humains. Pourtant, les autorités algériennes n’ont pas autorisé la visite du Rapporteur spécial de l'ONU sur la torture ni celle du Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires, en dépit de leurs demandes répétées », a déclaré Philip Luther, directeur pour le Moyen Orient et l’Afrique du Nord chez Amnesty International.

Selon Eric Goldstein, directeur adjoint pour le Moyen Orient et l’Afrique du Nord chez Human Rights Watch, « l’Algérie reste le seul pays de la sous-région à restreindre de manière générale l’accès de son territoire aux organisations de défense des droits humains. Depuis 2011, nos organisations se sont régulièrement rendues au Maroc, en Libye et en Tunisie, n’y rencontrant que peu d’obstacles, voire aucuns ».

Pour honorer son mandat de 3 ans au Conseil des droits de l’homme, l’Algérie est appelée, selon ces signataires, à coopérer efficacement avec les organisations et experts, abroger les articles de la loi n° 12-06 sur les associations et veiller au libre exercice des défenseurs des droits de l’homme établis en Algérie.

Le Conseil des droits de l’homme de l'ONU doit, conclue-t-on, exhorter les autorités algériennes à mettre en application ces recommandations.


El Watan

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