Après son extradition vers l’Algérie

Khalifa sera-t-il jugé seul ?

C’est vers 18 h 30 mn mardi dernier, que le vol AH 2055 d’Air Algérie en provenance de Londres a atterri sur le tarmac de l’aéroport Houari-Boumediène. A bord se trouvait Abdelmoumène Khalifa, dont l’extradition vers l’Algérie est intervenue avant-hier. Aussitôt arrivé, l’ex-golden boy algérien a été transféré sous haute protection vers la cour de Blida.

A son arrivée à Alger, l’ex-patron du groupe Khalifa, selon des témoignages, affichait un calme total. Vêtu d’un costume noir, d’une chemise blanche et menotté, Abdelmoumène Khalifa portait discrètement, et ce pour des mesures de sécurité, un gilet par-balles.
Les premières formalités d’usage finalisées, l’extradé de Londres a été mis à l’arrière d’une grosse cylindrée noire qui a pris la direction de la ville de Blida. Une fois au chef-lieu, le cortège sécuritaire a pris la direction du siège de la cour. Conformément au code de procédure pénale, Abdelmoumène Khalifa, condamné par contumace à la perpétuité en 2007 par le tribunal criminel relevant de ladite juridiction, est appelé à vider son mandat d’arrêt. C’est le procureur général de la cour de Blida qui lui a signifié les chefs d’inculpation.
Une fois cette procédure finalisée, Abdelmoumène Khalifa regagna de nouveau Alger, plus exactement à l’est de la capitale, pour être incarcéré à la prison d’El-Harrach.

Cette première étape terminée, l’ex-patron du groupe Khalifa est appelé à faire face à la procédure judiciaire concernant son affaire. A ce titre, il est important de rappeler que la condamnation prononcée par contumace par le tribunal criminel de Blida tombera dès son extradition.
C’est le code de procédure pénale qui prévoit ce genre de disposition. «Dès son extradition (Khalifa) et sa présentation au parquet, le premier jugement tombera, sauf l’arrêt de renvoi de la chambre d’accusation», ont indiqué des avocats. Il reste à connaître la suite qui sera donnée à cette extradition. «On va revenir à la phase qui vient juste après l’instruction, à savoir l’ouverture du procès devant le tribunal criminel», soutient un avocat déjà constitué lors du procès de 2007. Ainsi, comme nous l’avions indiqué dans l’une de nos éditions, le président du tribunal criminel peut demander une instruction complémentaire, s’il considère que les éléments dont il dispose sont insuffisants. «Le président du tribunal a des pouvoirs discrétionnaires. Si au niveau du tribunal criminel, on estime qu’il faut d’autres éléments, il peut ordonner une instruction complémentaire. Dans le cas contraire, le mis en cause sera jugé à nouveau sur la base de l’arrêt de renvoi.
Si le tribunal estime que les éléments qui sont à sa disposition sont suffisants, l’instruction aura lieu verbalement au niveau du tribunal. Il peut aussi entendre l’accusé sur P-V. Le président du tribunal peut également à la demande du mis en cause, lui remettre des documents et autres procès-verbaux dans lesquels il a été cité», a-t-on expliqué.

L’autre question posée est celle relative aux modalités de son jugement. Abdelmoumène Khalifa sera jugé seul ou sera-t-il concerné par le second procès après cassation de l’affaire Khalifa ? Un cas de figure qui peut être au centre d’un imbroglio judiciaire.

Le Soir d'Algerie 

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