L'ÉCONOMIE DOPE LES RAPPORTS ENTRE ALGER ET PARIS

La recette d'une embellie
 
L'ÉCONOMIE DOPE LES RAPPORTS ENTRE ALGER ET PARIS
La recette d'une embellieCette offensive intervient dans un climat politique serein entre les deux pays. En témoignent les visites du maire de Paris et celle très attendue du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault

La France n'a jamais été aussi offensive au plan économique

Il y a un temps pour la guerre et un temps pour la paix. Fini les bouderies entre l'Algérie et la France?

Depuis l'arrivée aux affaires du président François Hollande, Alger et Paris ouvrent un chapitre de paix au plan politique et entament une douce lune de miel économique à l'ombre des salons. La France n'a jamais été aussi offensive au plan économique. Les entreprises de l'Hexagone sont présentes, -et en force- dans les manifestations qui se déroulent en Algérie. Depuis avant-hier, plus de 27 entreprises françaises sont à Alger dans le cadre du Sitp (Salon international des travaux publics) qui se clôturera le 25 novembre prochain. Pour cette 10e participation consécutive, la présence des entreprises françaises a connu cette année une nouvelle progression avec 27 exposants (24 en 2012). Plusieurs de ces sociétés comptent développer prochainement des investissements en partenariat en Algérie. Elles investissent les secteurs du textile, de l'industrie et du médicament. En septembre dernier, c'était Sanofi qui s'est distinguée par un investissement jamais égalé en Algérie dans le secteur du médicament. Le laboratoire français a entamé les travaux de construction d'une usine de médicaments implantée sur une superficie de 6,6 hectares au sein du pôle pharmaceutique et biotechnologique de la ville de Sidi Abdellah. Il s'agit du plus grand investissement de la firme française en Afrique et dont le montant a été estimé à 70 millions d'euros. Au plan industriel, la domination française est incontestable. Du marché automobile avec l'usine de fabrication de véhicules Renault à Oran et le marché juteux des transports, notamment dans les tramways. Cette dynamique a connu un réel ressort depuis la visite du président François Hollande, en décembre 2012 en Algérie, sous le sceau d'un «nouvel âge et une continuité». Les deux pays ont convenu alors de dynamiser leurs relations économiques par le biais de partenariats interentreprises de type gagnant-gagnant. Comme il y a en perspective le premier Salon de l'investissement et de l'entrepreneuriat France-Algérie (Siefa) qui se tiendra du 13 au 15 mars 2014 au Centre des nouvelles industries et technologies (Cnit) à Paris. Il verra la présence d'une centaine de chefs d'entreprises de France et d'Algérie. Plus d'une centaine d'exposants et autant d'experts sont attendus pour cet événement économique, a indiqué Christian Zabat, directeur de la société.

Entre les deux rives, précisant que ce salon a pour vocation de soutenir les projets d'investissement et d'entrepreneuriat entre la France et l'Algérie. Au regard de toutes les potentialités existantes et à venir qu'offre le marché algérien dans les transports, le BTP, l'agroalimentaire, l'industrie, l'économie verte et tenant compte des énergies entrepreneuriales qu'elles offrent, ce salon serait un accélérateur de mise en relation du vivier de la communauté franco-algérienne, importante en France. Cette offensive économique intervient dans un climat politique serein entre les deux pays. En témoignent les visites de deux jours, les 24 au 26 novembre prochains, du maire de Paris, Bertrand Delanoë, à Alger pour «promouvoir la coopération entre Paris et la capitale algérienne».
Et surtout la visite attendue que doit effectuer, en décembre prochain, le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault. Pour les observateurs, ce déplacement couronnera tous ces succès économiques que réalisent, doucement, mais sûrement, les deux pays. A cela, il faut ajouter bien évidement la collaboration sécuritaire. L'Algérie est un partenaire «incontournable», notamment en ce qui concerne les questions de sécurité en Afrique et la coopération avec sa police nationale est «très importante», a affirmé, mercredi dernier à Paris, le directeur de l'Institut français des hautes études de sécurité et de justice (Inhesj), André-Michel Ventre. «La coopération avec l'Algérie est très importante en qualité et le pays est un partenaire incontournable notamment pour ce qui concerne toutes les questions de sécurité en Afrique, là nous avons beaucoup de choses à faire ensemble», a déclaré M.Ventre à l'issue d'entretiens avec le directeur général de la Sûreté nationale (Dgsn), le général-major Abdelghani Hamel.

l'Expression  

Vous devez être connecté pour poster des commentaires

Identification

Agenda

August 2017
M T W T F S S
31 1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31 1 2 3