RENCONTRE INTERNATIONALE SUR LE DIABÈTE

Les experts tirent la sonnette d'alarme
 
RENCONTRE INTERNATIONALE SUR LE DIABÈTE
Les experts tirent la sonnette d'alarmeInvitée par le laboratoire pharmaceutique Sanofi, la presse internationale a eu à débattre à Francfort avec des diabétologues et professeurs émérites.

Le diabète est une épidémie, un enjeu de santé publique. Avec plus de 366 millions de personnes touchées, il représente aujourd'hui la septième pathologie la plus mortelle au monde.

Son incidence grandissante menace d'autant plus que bon nombre de diabétiques ignoreraient leur état: rien qu'en Afrique, 50%, de personnes sont malades sans le savoir. Plusieurs résolutions internationales votées par l'Assemblée générale des Nations unies en décembre 2006, mai 2010, septembre 2011 l'attestent. Et plus récemment, la résolution européenne de 2012. Abondant également dans ce sens, les experts internationaux du diabète, au cours d'un meeting organisé à Francfort où la presse de 13 nationalités issues des quatre continents a été conviée.

Invités par le laboratoire pharmaceutique Sanofi qui est un leader mondial intégré de la santé, la presse internationale a eu l'occasion de débattre cette maladie, ses solutions thérapeutiques centrées sur les besoins des patients, la prise en charge du diabète, les vaccins humains, les produits innovants, la santé grand public, les marchés émergents, et surtout comment prévenir cette maladie silencieuse.
La première étape s'est tenue dans la grande usine de Sanofi à Francfort où la presse internationale a eu le dernier bilan sur le taux de diabétiques dans le monde présenté par des experts internationaux constitués de diabétologues et professeurs émérites. Ces derniers tirent carrément la sonnette d'alarme en affirmant que les derniers chiffres de l'OMS évaluent à 366 millions le nombre de diabétiques dans le monde, dont près de 40 millions en Amérique du Nord et en Amérique centrale. Compte tenu de l'espérance de vie, il est estimé qu'aux États-Unis, si les conditions actuelles ne changent pas, 30% des garçons et 40% des filles nés en 2000 deviendront diabétiques.
L'Inde est actuellement le premier pays qui connaît une progression continue du diabète selon l'OMS. L'Inde dépassera les 100 millions de diabétiques d'ici 2030. En Afrique, plusieurs pays sous-développés connaissent ce fléau qui prend de l'ampleur chaque année. Interrogé sur les principales causes du diabète M.Didier Halimi, directeur principal diabète développement du portefeuille et gestion chez Sanofi-Aventis dira que le diabète est une maladie chronique qui se déclenche lorsque le pancréas ne produit plus suffisamment d'insuline.
Les personnes diabétiques sont souvent exposées à des valeurs anormales de la glycémie. Avec le temps, des niveaux glycémiques peuvent entraîner des symptômes graves et engageant le pronostic vital cécité, pied diabétique, insuffisance rénale, maladies cardiaques et accident vasculaire cérébral. Les symptômes du diabète comprennent une excrétion excessive d'urine, la soif, une sensation constante de faim, la perte de poids, l'altération de la vision et la fatigue.

Manque de vigilance et obésité
Attraper la maladie du diabète est devenu parmi les maladies les plus frustrantes de notre siècle. Le diabète de type 1 est dû à une non-production d'insuline dans le corps. On ne sait toujours pas pourquoi cela arrive alors que le diabète de type 2 peut être causé par plusieurs facteurs comme l'âge, l'obésité, la sédentarité, mais surtout le facteur génétique.
Parmi les facteurs déclencheurs de cette maladie qui a fait plus de 4,6 millions de décès en 2011, les pays en développement la rattachent à un trouble de l'assimilation, de l'utilisation et du stockage des sucres apportés par l'alimentation. Tous ces produits mènent à l'obésité chez l'être humain. D'ailleurs, il a été constaté que près de 90% de diabétiques sont obèses ou ont un excès de poids. L'un des liens importants entre l'obésité et le diabète est la résistance à l'insuline, à savoir, la diminution de la capacité de l'insuline à stimuler l'entrée du glucose dans les cellules et à freiner la production de glucose par le foie. Ce phénomène est très fréquent chez la personne obèse. Cependant, on peut être mince et très résistant à l'insuline et, inversement, être obèse et sensible à l'insuline. Selon le professeur Halimi, cela survient suite à la mauvaise balance entre l'apport énergique et la dépense energitique; autrement dit, la bouffe abondante et le manque d'exercice physique.

Le diabétique en Algérie est bien considéré
En Algérie, les facteurs du diabète se sont diversifiés. Il y a quelques années, la cause du diabète était génétique; aujourd'hui l'accès à la nourriture abondante et la diminution de l'exercice physique provoquent chez certaines personnes la maladie du diabète. L'Algérie n'est pas épargnée des pays qui connaissent une nette augmentation du taux des diabétiques. Le mode de vie a changé et n'est sous aucun contrôle des parents. Les enfants et les adolescents sont devenus des adeptes des fast-foods et des nourritures surgrasses. Ainsi, les experts ont attiré l'attention des parents en leur recommandant de surveiller attentivement la nourriture quotidienne de leurs enfants. Ainsi, il est préférable dans certains pays dont le notre, de renforcer les opérations de dépistage précoce qui est un élément très important, notamment dans les familles qui ont un diabète. Au cours de cette rencontre avec la presse internationale, le professeur Halimi a souligné que l'Algérie est parmi les pays qui prennent convenablement en charge les diabétiques et leur procurent les médicaments adéquats sans complications financières ou bureaucratiques et ce, contrairement à certains pays dont leurs malades n'ont pas accès aux médicaments ni couverture de traitement. C'est un système qu'on appelle «out of pocket». C'est-à-dire le patient doit payer l'intégralité de ses médicaments. Ce qui engendre des complications sévères et souvent le décès du diabétique, au cas où le malade ne peut pas payer son traitement.

S'informer est égal à une vie meilleure
S'adapter à la maladie n'est pas toujours facile, notamment quand on sait que cette maladie ne disparaîtra pas. C'est le cas du diabète qui ne se guérit pas: quand on en est atteint, on le reste toute sa vie. Souvent, les malades n'acceptent jamais leur maladie s'il n'y avait des médecins et des spécialistes qui les informent et les orientent vers une hygiène de vie qui leur permettra de vivre sainement et longuement. Les spécialités chez les laboratoires de Sanofi n'ont lésiné sur aucun effort pour aider les diabétiques à s'adapter à leur maladie. En Algérie, Sanofi a tracé un programme. Ce programme vise à aider le patient adulte atteint de diabète à mieux connaître et à mieux gérer sa maladie et ainsi devenir acteur de sa prise en charge. Depuis la fin 2012, un second programme, «a été mis en place en collaboration avec un autre groupe d'experts pédiatres et la Société algérienne de pédiatrie (SAP) et est destiné à l'éducation thérapeutique des enfants et adolescents diabétiques ainsi que leurs familles. Dans le cadre de ces programmes d'accompagnement des patients diabétiques, une formation, sous forme de sept modules (répartis en trois séances), est proposée aux patients diabétiques adultes. Selon le Dr Benedict Daniel directrice du marketing insuline, le rôle de l'information et l'éducation du malade et son entourage restent la solution adéquate à l'adaptation du malade à sa pathologie. Ainsi, Sanofi a installé des programmes pour les patients dans plusieurs pays en dépensant des sommes colossales pour leur permettre de vivre avec une meilleure hygiène de vie.

Peut-on prédire la survenue du diabète?
Cette problématique a été largement expliquée par le professeur diabétologiste Aldo Maldonato, qui dira: «Il n'y a malheureusement pas de moyens objectifs fiables pour prédire le diabète.» Selon les paramètres biologiques étudiés, tels que la glycémie à jeûn ou la glycémie deux heures après l'ingestion de 75 g de glucose, ne prédisent le diabète futur qu'avec 25% de probabilité. Il est donc prudent d'évaluer le risque de diabète avec un ensemble de facteurs: le degré d'obésité, l'histoire familiale, la glycémie à jeûn, la triglycéridémie à jeûn et la concentration de lipoprotéines de haute densité (cholestérol HDL ou bon cholestérol»), et la capacité d'effort musculaire, probablement le meilleur facteur prédictif. «Une récente étude portant sur plus de 5000 sujets a, en effet démontré que la capacité à l'exercice est un facteur prédictif du diabète indépendant de l'histoire familiale, de l'indice de poids corporel, de la glycémie à jeûn et de l'âge.»

L'insuline reste le meilleur traitement
Inventée il y a 90 ans au début du XXe siècle, la plupart des personnes diabétiques décédaient de leur maladie, le seul traitement étant un régime de sous-alimentation extrême. La découverte de l'insuline en 1921 par des chercheurs canadiens et européens a été le début d'une série d'événements qui ont transformé la vie des patients atteints de diabète à travers le monde, et qui a depuis permis à des centaines de personnes de faire face aux difficultés de cette maladie complexe. Aujourd'hui, les laboratoires Sanofi sont devenus les leaders dans la production de l'insuline grâce à ces opérations de développement et de recherche scientifique qui remontent au début du siècle. Connu aussi pour son offre diversifiée de médicaments, de vaccins et de solutions thérapeutiques innovantes, cela permettra à Sanofi d'être leader mondial dans le domaine des vaccins humains. Il faut dire que ce laboratoire a marqué encore une fois la vie des diabétiques inventant en 2001, Lantus, un analogue de l'insuline d'action prolongée agissant pendant 24h, qui a fixé une nouvelle norme dans le traitement par l'insuline dans le monde. Aujourd'hui, Lantus et l'insuline sont leaders dans le monde.

La presse découvre les sites de Sanofi
En marge des conférences de presse organisées au siège de Sanofi en Allemagne, les journalistes ont eu droit à une visite au site de production de Lantus. Accompagnés par des chimistes, nous avons suivi les 14 étapes de la production de Lantus, qui est à base de bactéries, au niveau de ce centre de production. Il faut attendre 20 jours pour faire sortir un modèle de l'insuline qui est stockée dans des citernes. Sanofi produit plus de 10 tonnes d'insuline par an. Implanté dans plus de 100 pays, ce laboratoire qui est connu pour sa large présence et son équilibre dans les marchés traditionnels et émergents possede 112 sites industriels et plus de 20 sites de recherche et développement.

Bataille majeure pour Sanofi
Le deuxième site découvert par les journalistes est celui du Laboratoire central d'analyses des produits. Situé à Tours (France), ce laboratoire qui a été créé il y a cinq ans a sauvé la vie à des millions de malades diabétiques. Grâce à ce centre, des milliers de produits suspects de contrefaçon ont été analysés et éliminés du marché mondial. Travaillant avec des organismes des quatre coins du monde; l'objectif de ce centre est de détecter les faux médicaments grâce à une équipe composée d'experts et à des technologies de pointe. Ce laboratoire fait partie de la division développement industriel et innovation de Sanofi et répond ainsi aux besoins d'anticiper l'innovation dans un domaine en constante évolution. Depuis quelques années, la contrefaçon des médicaments a pris de l'ampleur. Selon les experts rencontrés au centre d'analyse de Sanofi, les pays d'origine de ces produits contrefaits sont les pays asiatiques, en plus grande partie on citera la Chine. Ces produits représentent souvent des dangers pour la santé de l'être humain. Selon le Dr Caroline Atlani, directrice coordination anti- contrefaçon, un médicament sur 10 vendus dans le monde est une contrefaçon. Ce chiffre peut atteindre sept sur 10 dans certains pays. Le nombre de cas de contrefaçon identifiée a augmenté de 9% entre 2008 et 2012.
En 2011, les médicaments étaient en tête des produits contrefaits retenus par les douanes européennes (24% du total), détrônant la contrefaçon de cigarettes. 75 milliards de dollars en 2010: ce sont les profits engendrés par la contrefaçon de médicaments; ils sont supérieurs à ceux issus du trafic de stupéfiants. Selon notre interlocutrice, Sanofi mène cette lutte contre le fléau de la contrefaçon, car les médicaments falsifiés sont un véritable danger pour la santé des patients. Environ 3000 produits ont été analysés en 2012, pour 200 cas confirmés de produits falsifiés. «50% des produits contrefaits sont vendus par Internet. Le grand public n'est pas vraiment informé de l'existence des médicaments falsifiés et des risques qu'il prend», souligne Caroline Atlani. En décembre 2012 et janvier 2013, Sanofi a lancé une campagne de sensibilisation visant plus de 4 millions de voyageurs d'Air France à destination d'Amérique du Nord, d'Amérique latine, d'Afrique, du Moyen-Orient, d'Asie et du Pacifique, au moyen d'un film diffusé à bord des avions et d'une page de conseils pratiques publiés dans la revue Air France. Sanofi a également édité une brochure pour les utilisateurs d'Internet.

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