kidnappings en kabylie


Meeting de solidarité à Beni Douala

Les habitants de Beni Douala, à 17 km au sud-est de Tizi Ouzou, continuent de mettre la pression sur les ravisseurs de Mourad Bilek, un jeune homme de 18 ans, enlevé par des hommes armés, dans la matinée du 11 mai sur la route d’Ath Aïssi, alors qu’il se rendait au chef-lieu de wilaya. En captivité depuis 19 jours, l’otage n’a plus donné signe de vie.

Hier encore, un rassemblement et un meeting ont été organisés au chef-lieu de la daïra de Beni Douala pour exiger la libération de Mourad Bilek. Son frère, très affecté par la disparition de son frère cadet, a été hospitalisé, hier, dans une clinique privée, à cause d’un malaise dû au stress.
«C’est pénible. Je veux rester fort face à ce drame, mais j’ai peur de ne pas y arriver», nous écrit-il. Cela dit, la mobilisation citoyenne ne défaille pas. Ils étaient plusieurs dizaines à se rassembler, hier, au chef-lieu de la commune de Beni Bouala.

«Nous voulons à travers cette action maintenir la mobilisation jusqu’à la libération de Mourad et dire halte aux kidnappings. La population de Beni Douala ainsi que celle de la Kabylie en ont marre de l’insécurité. Aujourd’hui, personne ne peut circuler sans prendre le risque d’être enlevé ou agressé», déclare un membre de la cellule de crise, mise en place au lendemain du rapt, à l’aide d’un porte-voix.
Les représentants des comités de village n’ont pas manqué, également, d’interpeller les pouvoirs publics. «Qu’est-ce qu’ils attendent pour réagir ? La population est mobilisée ; qu’ils mettent les moyens maintenant pour qu’on en finisse avec ces enlèvements», nous dira un habitant d’Ath Aïssi.

Cette énième action intervient après la grève générale observée au chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou et qui a connu une mobilisation sans précédent contre les kidnappings. Un phénomène qui sévit dans la région depuis 2005, faisant 64 victimes entre entrepreneurs, commerçants et industriels.

Par ailleurs, le septuagénaire de Mechtras, kidnappé le 14 mai, est toujours séquestré. Aucune nouvelle n’est parvenue des maquis, selon ses proches. Le patron de la DGSN, Abdelghani Hamel, en visite avant-hier à Tizi Ouzou, s’est dit préoccupé par la situation sécuritaire en Kabylie.
Néanmoins, le DGSN, reconnaissant toute la difficulté qui s’oppose aux services de sécurité sur le terrain, préconise un travail de coordination entre les différents corps de sécurité afin de combattre le phénomène des enlèvements.

El Watan

Vous devez être connecté pour poster des commentaires

Identification

Agenda

November 2017
M T W T F S S
30 31 1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 1 2 3