La jsk tient en échec al-ahly dans son fief (1-1)


Les kabyles héroïques au Cairo-Stadium

Les kabyles héroïques au Cairo-StadiumUne ne fois de plus, la JSK aura fait honneur au football algérien en damant magistralement le pion au fameux Al-Ahly égyptien dans le terrible chaudron du Cairo Stadium comme pour confirmer la nouvelle suprématie du football algérien sur son homologue égyptien.
L’on savait depuis quelques jours déjà que les deux formations d’Al-Ahly et de la JS Kabylie se préparaient à un duel à couteaux tirés à l’issue de ce choc explosif aux enjeux sportifs bien connus mais au fond teinté de forts relents politiques au lendemain de cette confrontation algéro-égyptienne qui a fait couler tant d’encre et surtout de salives sur les bords du Nil. Avec quatre points dans la cagnotte, Al-Ahly égyptien, grand favori du groupe et de l’épreuve avec toute son armada de vedettes internationales, se devait d’abord de laver l’affront subi au match aller à Tizi Ouzou où il avait été humilié par cette jeune et coriace équipe kabyle. Ensuite, il se devait surtout renouer avec le succès contre la JSK, leader inattendu du groupe avec le maximum de neuf points pour ne pas hypothéquer sérieusement ses chances de qualification pour les demi-finales de cette Ligue des champions qui a souvent souri aux Cairotes. Par ailleurs, l’autre représentant égyptien Al-Ismaïly, qui jouait gros hier après-midi au Nigeria face au Heartland, avait été encore défait pour la troisième fois en quatre matches joués ; il est clair que des millions d’Égyptiens misaient beaucoup de “nif” sur leur Al-Ahly national pour défendre l’honneur bafoué et la patrie de Misr, Oum Dounia. Mais comme la JSK s’était déplacée en terre égyptienne avec la ferme conviction de défendre âprement et son fauteuil de leader et le prestige du football algérien, il ne fallait pas être un clerc en la matière pour comprendre que cette affiche tant attendue entre Égyptiens et Algériens allait donner lieu à un duel implacable où la tension et les jeux de coulisses pouvaient déteindre sur la qualité du football et influer considérablement sur le résultat final.

Et pour preuve, la partie débuta sur les chapeaux de roue et il n’y a eu guère de round d’observation puisque les vingt-deux acteurs ont aussitôt jeté toutes leurs forces dans la bataille pour entrer directement dans le vif du sujet. Les Ahlaouis mettent d’emblée la grosse pression dans le camp algérien et le gardien de but Asselah est obligé de sortir le grand jeu pour maîtriser le cuir sur une reprise de tête terrible de l’inévitable Abou Trika à ras de poteau (4’), alors que Naïli fut encore obligé de jouer au pompier dans les six yards pour détourner un tir terrible de Barakat (7’). Loin de se laisser intimider par un onze égyptien survolté dans un stade plein comme un œuf et totalement acquis aux Cairotes, la JSK sort la tête de l’eau et réplique du tac au tac comme le prouvent ces trois tentatives successives de Aoudia privé d’un penalty flagrant (15’) et surtout de Yahia-Chérif qui aurait pu ouvrir le score à deux reprises, s’il avait fait preuve d’un peu plus de sang-froid face au portier égyptien (17’ et 20’). De tels ratages, les Canaris allaient les payer cher puisque les Égyptiens parvenaient à ouvrir le score contre le cours du jeu par l’intermédiaire du jeune prodige Geddo qui reprenait magistralement de la tête un centre de Barakat (22’). On craignait alors des retombées psychologiques sur la JSK, mais les Canaris, qui en ont vu bien d’autres, réagirent héroïquement et ne tarderont pas à égaliser superbement par l’artificier de service, en l’occurrence Tedjar, qui fit parler la poudre d’un tir magistral des 30 m sur un coup franc direct exécuté en deux temps et en pleine lucarne, s’il vous plaît ! (28’). La JSK venait de refaire son retard et réussit surtout à faire douter Al-Ahly dans son propre fief, si ce n’était cette expulsion stupide de Yahia-Chérif pour cumul de cartons (12’ + 43’).

Malgré son infériorité numérique, la JSK eut le grand mérite de faire dans la résistance tout au long de la seconde période et dressa une véritable muraille de Chine autour de son jeune et courageux gardien de but, Asselah, pour décourager littéralement les Égyptiens. Que de fois les camarades d’Abou Trika ont déferlé outrageusement vers le camp algérien, mais la charnière centrale Belkalem-Rial fut tout simplement impériale alors que le Malien, Coulibaly, décalé sur le flanc droit à la place du jeune Ziti, parvenait à colmater héroïquement les quelques brèches provoquées par les raids égyptiens. Pis encore, ce fut même le libéro Rial qui faillit crucifier la défense cairote au prix d’un tir canon que le gardien Ikrami repoussa au prix d’un réflexe inouï (90’ + 3). Le tableau électronique marquait 4 minutes de temps additionnel, mais l’arbitre zambien, qui fut très vicieux en distribuant des cartons à la pelle contre les Algériens, a préféré fermer les yeux pour laisser jouer encore pendant sept bonnes minutes comme pour espérer  un second but miracle d’Al-Ahly que l’excellent Asselah allait justement enrayer au prix d’une parade spectaculaire à la… 97’ de jeu. Trop tard, la JSK venait de se qualifier héroïquement pour les demi-finales de la Ligue des champions africaine dans l’enfer du Cairo Stadium comme pour confirmer, si besoin est, que les footballeurs algériens n’ont plus de complexes devant les Pharaons d’Égypte fussent-ils champions d’Afrique des nations avec des calculs sournois et des pratiques antisportives comme ce fut le cas, hier encore, où la fin de match donna lieu à une mêlée générale. Les Égyptiens mauvais perdants, on connaît bien leur feuilleton de mauvais goût, ce qui explique le pourquoi de tous ces visas refusés pour les journalistes algériens. Et tant pis pour tous ceux qui croyaient naïvement à un semblant de réconciliation après tout ce qui s’est déjà passé récemment encore au Caire.

LIBERTÉ

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