Entretien avec le patron de Hyunday Algérié, Omar Rabrab

 La Depeche de Kabylie 06/08/2008

Entretien avec le patron de Hyunday Algérié, Omar Rabrab
« Mon père me disait toujours que l’Algérie est un Eldorado »

Omar Rebrab, patron de Hyunday Algérie est fils de l’homme d’affaires, Issad Rebrab, à la tête du premier groupe agroalimentaire privé en Algérie. Dans cet entretien Omar Rebrab revient sur la situation de l’automobile dans notre pays, mais aussi sur l’économie algérienne d’une manière générale.

M. Rebrab les ventes ont-elles chutées, un mot là-dessus ?
Omar Rebrab : Effectivement les ventes ont chutées, mais cela va reprendre, car la voiture aujourd’hui est un outil de travail pour l’Algérien, c’est devenu comme le café quotidien dont on ne peut s’en passer. D’ailleurs vous n’avez qu’à voir la France où les prix du carburant ont doublé mais où le citoyen français continue toujours d’utiliser son véhicule bien qu’il se soit fixé d’autres habitudes de restriction. Sauf si l’Etat veut revenir au moins de 3 ans, pour l’ajouter au 80% du parc qui dépasse les 10 ans d’âge.

Quel est l’impact de cette taxe sur le plan économique ?
On ne peut pas arrêter l’économie, qu’on fasse ce qu’on veut mais l’économie est une machine qui roule sans arrêt. Et puis c’est simple, quand on a des consommateurs de tous genres, toutes les industries et les marchés vont être touchés, à titre d’exemple, un taxieur sans voiture c’est quoi ? une société de transport sans véhicule c’est quoi ? Une société sans parc automobile c’est quoi ? Donc, c’est une chaîne qu’on ne peut pas arrêter au niveau d’un maillon donné, et plus en on consomme, plus on gagne et c’est un gain partagé.

La situation générale du pays suit donc de manière automatique, c’est ça ?
Exactement, quand vous avez des caisses pleines à raison de 150 milliards de dollars de réserves de change, et un peuple pauvre, il y a lieu de se poser mille et une questions, on dirait que l’Etat ne veut pas voir son peuple vivre dans de meilleurs conditions et jouir d’un confort bien mérité, notamment après les différentes crises qui ont secoué notre pays.

Quelles est l’alternative selon vous ?
Vous savez, normalement en Algérie tout le monde travailler et même on devrait importer de la main-d’œuvre. L’Algérie est un pays très riche et ce dans tous les domaines, en agriculture vous plantez n’importe quoi, vous récoltez d’énormes fruits. Mon père me disait toujours que l’Algérie est un Eldorado où tout se trouve. Mais comme vous le voyez on n’arrête pas de briser le rêve des Algériens.

Revenons un peut au domaine de l’automobile et sur cette nouvelle taxe ?
Ecoutez, si on voulait faire dans la qualité, je vous assure qu’il existe mille et une manières de le faire, je vous donne un petit exemple, la Roumanie, qui est un pays pauvre de l’Europe de l’Est et qui est maintenant membre de l’Union européenne a instauré une taxe sur l’environnement, pourquoi ? parce que les Roumains importent des véhicules usés des autres pays, donc pour arrêter cette pratique et encourager les concessionnaires roumains, le gouvernement a instauré cette taxe, une taxe équivalente à 3 000 dinars algériens et ça leur réussit très bien.

Du nouveau pour le projet de cap Djinet où figure la construction automobile ?
Oui, il y a du nouveau, on nous bloque toujours !. Rien ne se profile à l’horizon, et puis vous devez poser la question à ces gens qui hypothèquent ce pôle de cet énorme développement, qui va servir en premier lieu l’Etat et la création de l’emploi dans notre pays.


Entretien réalisé  

par L. M.

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