Le calvaire d’un père à Blida


L’APC refuse d’inscrire le prénom de Dassine


Les services de l’état civil de l’APC de Blida ont refusé d’inscrire dans le registre des nouveau-nés le prénom de Dassine. Motif : le prénom en question n’est pas arabe et ne figure pas dans le dictionnaire des prénoms de la mairie. Devant cette obstruction, Tarik, le jeune père de la petite Dassine, qui lui aussi a connu le même problème à sa naissance quand son père voulait l’inscrire à l’état civil avec un prénom berbère, ne veut pas s’incliner devant le refus de l’administration qu’il qualifie d’aberration faite sur les droits fondamentaux du citoyen. Le père, qui reste convaincu que le prénom de Dassine ne porte atteinte ni à la religion musulmane ni a l’arabisation, tente de faire intervenir la justice pour que le prénom qu’il a choisi pour sa fille soit inscrit à l’état civil. Il explique avec document à l’appui au procureur que le prénom de Dassine est celui d’une musicienne et poétesse targuie, Dassine Oult Yemma, qui, à l’époque, était considérée comme “grande sultane du désert” car elle était messagère de paix entre Touareg dissidents. Le plaignant s’interroge d’ailleurs sur le fait que d’autres services d’état civil, comme c’est le cas dans certaines communes d’Alger, le prénom en question est accepté.

LIBERTÉ

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