Draâ El Mizan

La figue de barbarie en abondance

La Depeche de Kabylie 11/08/2008

Draâ El MizanDepuis la fin du mois de juillet, la figue de Barbarie (karmouss) a fait son entrée sur le marché des fruits et légumes du centre-ville alors que sur les bords des différentes routes nationales notamment la RN30 vers Boghni ou encore la RN25 vers Tizi Ouzou, en passant par Maâmar, ce fruit du cactus dispute la place à la pastèque, autre fruit en abondance. En effet, dès les premières heures de la journée, des enfants arrivent avec des bidons pleins de figues de Barbarie. Pour la plupart, ils viennent de Maâmar ou encore de Aïn Zaouia.

 

Ce fruit est cédé entre quarante et vingt-cinq dinars. Ces petits débrouillards se lèvent tôt avant que le soleil ne fasse son apparition, car il est difficile de faire sa cueillette quand il fait chaud à cause des épines. “On ne peut pas le cueillir quand le vent souffle, même légèrement”, nous a expliqué un gosse âgé d’à peine douze ans. Ali, Karim et Mouhouche, âgés respectivement de 12, 15 et 16 ans, sont venus de Hennia. Ils sont tous frères. “Nous arrivons à écouler notre marchandise avant dix heures. Une fois que les autres sont arrivés, les prix baissent. En tout cas, nous gagnons notre journée. Cela va nous permettre de reprendre le chemin de l’école avec des vêtements neufs et toutes les fournitures scolaires”, nous a confié le plus grand d’entre eux. Comme ce dernier, les autres enfants se débrouillent tant bien que mal pour aider leurs parents. Et puis, il faut savoir que planter des champs de cactus ne demande pas tant de dépenses. C’est une plante qui réussit en hauteur sur des reliefs escarpés et rocailleux.

Pour cette année, la figue de Barbarie abonde tandis que la figue fraîche se fait tant désirer. Lakhrif, comme on l’appelle en kabyle, manque beaucoup si bien qu’on n’en voit que très peu. “C’est une saison ratée. Le meilleur est celui qui goûte quelques figues même si l’on a plusieurs figueraies”, déplore un agriculteur de Tazrout. Le prix de cet autre fruit bien de chez nous varie entre cinquante et soixante dinars. Et en plus, il se fait rare. Les quelques kilos qui arrivent sur les étals sont écoulés dès les premières heures de la journée. Dans cette partie de la Kabylie, les oléiculteurs souhaitent au moins que l’olive soit abondante pour combler le manque de l’an dernier.

par A. O.

 

 

 

Vous devez être connecté pour poster des commentaires

Identification

Agenda

November 2017
M T W T F S S
30 31 1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 1 2 3