Enseignants contractuels : L'intransigeance du ministère de l'Education

Enseignants contractuels : L'intransigeance du ministère de l'Education

Le Quotidien d'Oran 20/08/2008

Enseignants contractuels : L'intransigeance du ministère de l'EducationLe ministère de l'Education nationale rappelle que l'accès à la fonction publique ne se fait que par voie de concours.

« Les contractuels, en grève de la faim, ne peuvent avoir la qualité d'enseignants affiliés à l'Education nationale» a indiqué, hier, le SG de l'Education nationale, Boubkeur Khaldi, dans une conférence de presse animée au siège du ministère. Il ajoutera « pour nous, ce sont des citoyens qui observent une grève de la faim, un point c'est tout».

M. Khaldi s'est d'abord attardé longuement, pendant cette conférence, sur ce que stipulent les lois en ce qui concerne le recrutement dans la fonction publique. «Retenez bien ce que dit la loi, le ministère n'est qu'une institution qui applique la loi de la République» a-t-il martelé à l'assistance. Le conférencier évoquera les principales lois qui régissent la fonction publique à savoir l'ordonnance 06-03 du 15 juillet 2006, portant statut de la fonction publique et le décret 90-49 du 06 février 1990, portant statut particulier de l'Education nationale.

Citant les articles 80, 20 et 22 de l'ordonnance, il dira que ceux-ci stipulent que le recrutement ne s'effectue dans la fonction publique que sur la base d'un concours, sur titre ou sur test professionnel. Tout recrutement de contractuels ne peut se faire qu'exceptionnellement avant la tenue d'un concours en vue de pourvoir à la vacance momentanée d'un emploi.

Toutefois, selon le SG de l'Education «ces emplois ne peuvent leur conférer la qualité de fonctionnaires ni de prétendre à l'intégration dans un grade». «Ce sont là les dispositions de la loi et non du ministère de l'Education nationale». Et d'ajouter que les contractuels en grève de la faim ne bénéficieront d'aucun traitement préférentiel en vue de leur titularisation. M. Khaldi a, en outre, déclaré que la titularisation, en 2003, de 43.000 personnes dans le secteur de l'Education sur une décision politique ne se reproduira plus.

Dans sa conférence, le SG du ministère n'a pas épargné les syndicats qu'il a qualifié de «petits» et qui, selon lui, se mettent derrière cette grève ainsi que l'association qui s'est autoproclamée «médiateur» entre ministère et grévistes, dans le seul but de se faire voir.

Il accusera en même temps les syndicats étrangers qui ont manifesté leur solidarité aux grévistes. Selon lui, ces organisations, allusion à la Fédération américaine du travail, devaient «normalement apporter leur soutien aux syndicats irakiens et aux Palestiniens».

Khaldi a lancé un appel pour que les enseignants contractuels « fassent attention et doivent distinguer entre ceux qui veulent leur bien et les autres qui sont en train de les tromper ». Le ministère de l'Education nationale, a-t-il dit, «a besoin des enseignants contractuels». Il indiquera que pas moins de 26.000 postes sont à pourvoir durant la prochaine année, ajoutant que le besoin en enseignants «ne va pas cesser». Le conférencier a exclu toute intégration qui se ferait hors concours. «Si nous voulons faire une République, nous devons appliquer la loi», a-t-il dit. M. Khaldi a enfin assuré que «ces enseignants contractuels percevront leurs salaires au plus tard fin août».
 

par Salah-Eddine K.

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