Hasseni auditionné hier dans le cadre de l’Affaire Mecili : L’accusation fragilisée

 EL WATAN 02/09/2008

Auditionné, hier après-midi, par le juge Baudoin Thouvenot, en présence de ses avocats, Mes Khaled Lasbeur et Jean-Louis Pelletier, Mohamed Ziane Hasseni a maintenu ses déclarations initiales, celles qu’il a faites lors de l’audience de comparution devant la juge d’instruction de permanence, Mme Goetzmann, au lendemain de son interpellation à l’aéroport de Marignane (Marseille) le 14 août dernier.

« Lors du premier interrogatoire, je me suis expliqué : je suis étranger à cette affaire et je n’ai pas d’autres déclarations à faire », a répondu l’intéressé au juge Thouvenot, maintenant qu’il n’a rien à voir avec Rachid Hassani, présenté par l’accusation comme le commanditaire de l’assassinat de l’avocat Ali Mecili. La défense de Mohamed Ziane Hasseni a produit la copie des deux photos illustrant un article du site payant Médiapart, photos sur lesquelles Mohamed Samraoui avait affirmé reconnaître Rachid Hassani. « Or, cette personne portant des lunettes de vue et une chevelure abondante ne correspond nullement à Ziane Hasseni », nous a indiqué Me Khaled Lasbeur, un des deux avocats de Mohamed Ziane Hasseni.

« Cet élément nouveau a été versé au dossier, il fragilise l’accusation du juge Thouvenot et rend peu crédible le témoignage de M. Samraoui, seul véritable accusateur », nous déclare, pour sa part, Me Jean-Louis Pelletier, le second avocat de Mohamed Ziane Hasseni. « La personne représentée sur les photos ne peut pas être Mohamed Ziane Hasseni », nous dit encore son avocat. Il est à rappeler que le juge Thouvenot avait émis un mandat d’arrêt international en décembre 2007 contre Rachid Hassani, présumé commanditaire de l’assassinat de Me Ali Mecili, militant du FFS, sur la base du témoignage de Mohamed Samraoui, ex-officier des services secrets algériens, aujourd’hui réfugié politique en Allemagne, comme étant l’homme qui, en sa présence, avait versé à Amellou, le tueur de Ali Mecili, une partie de l’argent de son « contrat » dans un hôtel algérien en 1987.

Il n’y a pas eu de confrontation par visiophone entre Ziane Hasseni et son accusateur, Mohamed Samraoui, comme certains médias l’ont avancé il y a quelques jours. Le contrôle judiciaire auquel Mohamed Ziane Hasseni est soumis, soit deux présentations par semaine devant le service des contrôles judiciaires du tribunal correctionnel de Paris, devra être ramené à une seule fois par semaine en attendant que la chambre d’instruction décide, dans les jours à venir, des suites à donner à la demande d’annulation de la mise sous contrôle judiciaire de Mohamed Ziane Hasseni, introduite en appel par ses avocats. « Cette mise en examen et ce contrôle judiciaire n’ont aucune justification », nous a affirmé Me Jean-Louis Pelletier.

  par Nadjia Bouzeghrane

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