Mort des colonels Amirouche et Si El Houès :

Youcef Khatib ne croit pas à « la théorie du complot »

«Le colonel Amirouche Aït Hamouda est tombé en martyr en compagnie du colonel Si El Houès  lors d’un ratissage de routine mené par  l’armée française à Djebel Thameur près de Bou Saâda».

Telle a été la réponse de l’ancien chef de la wilaya IV, Youcef Hassan Khatib à une question d’un étudiant qui l’a interrogé, lundi,  en marge des  journées d’études, tenue à Boumerdès, à l’occasion du 57èm anniversaire de la grève des étudiants de l’UGEMA de 19 mai 1956. Une date hautement symbolique pendant laquelle les étudiants et lycéens avaient décidé  d’abandonner leurs études pour rejoindre la Révolution.

La réponse de Colonel Si Hassan, qui vient d’alimenter une vive polémique sur les circonstances de la mort des colonels Amirouche et Ahmed Ben Abderrazak, dit Si El Houas. Une version qui contredit les faits rapportés déjà par certains historiens et des compagnons d’armes des deux chefs historiques des wilayas III et VII ainsi que les témoignages restituées par le fils du colonel Amirouche, Nordine Ait Hamouda. À ce propos, le conférencier a soutenu que «ce qui avait été avancé concernant l’existence d’un complot contre les deux martyrs  est faux. Ces derniers n’ont pas été repérés par l’Armée coloniale grâce à leurs appareils de transmission. Amirouche avait son appareil, mais il ne la pas porté avec lui».

Poursuivant, l’ancien colonel insiste : « Aït Hamouda pouvait emprunter en mars 1959 un autre itinéraire, mais puisque Si El Houès devait l’accompagner, il avait décidé de passer par Bou Saâda ». Quant à l’assassinat de Abane Ramdane, commis en décembre 1957 au Maroc,  par ces frères d’arme, Si Hassan a martelé : « Abane Ramdane avait une vision toute autre de la Révolution, il a été tué en 1957 pour ses postions politiques, notamment pour le principe qui consacre la primauté du politique sur le militaire qu’il défendait ».

Sur un autre chapitre, l’invité de la branche locale du Mémorial de la wilaya 4 historique a plaidé pour l’écriture seine et responsable de l’histoire. « Nous n’avons pas cessé d’appeler les autorités à mettre les moyens pour cette fin. Au temps du président Chadli Bendjedid, 4 séminaires ont été organisés pour rassembler le maximum d’informations sur la révolution, mais ces rencontres n’ont jamais été valorisées. En 1998, les rencontres auxquelles avait appelé le ministère des Moudjahidines n’ont donné aucun résultat », regrette-t-il.

C’était la raison qui l’a amené, explique-t-il, à créer le Mémorial de la wilaya IV en 2001, une organisation socioculturelle qui vise à « mettre en place une banque de données sur la Révolution algérienne. Et ce à la base des témoignages des moudjahidines qui avaient survécu à la guerre de Libération, la valorisation des documents et photos en notre possession».

El Watan

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