LE PROCÈS SE DÉROULERA À BLIDA

Khalifa jugé au début 2015

Le second procès de l’ex-milliardaire algérien Abdelmoumène Khalifa, actuellement en détention à la prison d’El-Harrach, se tiendra au plus tard au premier trimestre de l’année 2015, a-t-on appris de sources judiciaires. Le procès aura lieu au niveau de la cour de Blida.

La programmation du procès en question devrait intervenir dans moins de deux mois. Les avocats de la défense, la partie civile ainsi que toutes les autres parties concernées par ce procès seront aussitôt informés.
Nos sources ont toutefois évité d’avancer si le second procès de l’affaire Khalifa concernera les personnes mises en cause et jugées lors du premier procès qui a eu lieu en 2005.
Ceci dit, si cette information venait à être confirmée officiellement, elle interviendra après le verdict qu’aura à prononcer aujourd’hui dans l’après-midi le tribunal de Nanterre, dans les Hauts-de-Seine en France.

Pour rappel, la justice française reproche à l’ancien golden boy algérien, ainsi qu’à certains de ses collaborateurs, les délits de banqueroute par dissimulation ou détournement d’actifs. Dans la corbeille, il y a notamment la vente obscure à 16 millions d’euros d’une villa achetée 36 millions d’euros, la vente-détournement de trois avions de Khalifa Airways pour une valeur de plus de 5 millions de dollars, ainsi que des voitures de luxe de la société Khalifa Rent a Car.
Dans ce même dossier traité par le tribunal de Nanterre, dix autres personnes sont également poursuivies par la justice française. Il s'agit de l’ex-épouse de l’ex-golden boy, d’un notaire, d'anciens représentants de l'entreprise en France ainsi que d'un constructeur et équipementier aéronautique.

La justice française leur reproche d'avoir dissimulé un certain nombre d'actifs, dont une somptueuse propriété sur la Côte-d'Azur. Dans leurs plaidoiries, des représentants des parties civiles constituées dans ce procès, ouvert le 2 juin dernier en l’absence du principal accusé, ont évoqué des préjudices financiers «immenses» causés par la gestion «irrationnelle» de l’ancien milliardaire, notamment à Khalifa Banque, avec un passif de 565 millions d’euros auprès de ses créanciers en France.
Dans les faits, la justice française, outre les «malversations» reprochées au groupe Khalifa, le poursuit pour la vente ou la cession, dans des circonstances et conditions empreintes «d'opacité», de plusieurs véhicules de luxe, appartenant aux sociétés Khalifa et de la villa «Bagatelle», à Cannes.
Cette villa somptueuse où l'ex-«golden boy» organisait des soirées «Glamour» avec Gérard Depardieu et des stars du «show biz» français, et qu'il avait achetée par la compagnie aérienne Khalifa Airways, en juillet 2002 pour environ 36 millions d'euros.
Elle a été, ensuite, cédée pour moins que la moitié de son prix d'achat, soit 16 millions d'euros, une année après. Pis, la justice française reproche à l'Algérien la ré-immatriculation de 3 avions de sa compagnie aérienne, d'une valeur d'environ 1,7 million d'euros, chacun, au profit d'une autre compagnie.
«On aimerait que ce procès donne les clés pour comprendre l'ascension fulgurante de M. Khalifa», avait estimé, en juin dernier, avant que l'affaire ne soit reportée au 7 octobre 2014, une source judiciaire française

Le Soir d'Algérie   

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