EN SOLIDARITÉ AVEC LA FAMILLE DE L'ÉTUDIANT DISPARU À TIZI OUZOU

Marche et grève générale à Azazga

EN SOLIDARITÉ AVEC LA FAMILLE DE L'ÉTUDIANT DISPARU À TIZI OUZOU
Marche et grève générale à AzazgaLe famille de Saïd Djennad est sans nouvelles de lui depuis le 13 juillet dernier.

Quelques jours après sa disparition, le 13 juillet, Saïd Djennad, agé de 23 ans, étudiant en sciences économiques n'a toujours pas donné signe de vie.

Inquiète pour son sort, sa famille qui n'a reçu aucun signe de son fils disparu s'est rabattue sur la solidarité villageoise. Le soutien des villageois est d'un apport incontestable du point de vue psychologique dans des situations de cette nature. La famille ignorait jusqu'à hier le sort de son fils. De leur côté, les villageois ont appelé à des actions de colère pour hier dans la ville d'Azazga. Comme prévu, hier peu avant midi, la place de la mairie était pleine de monde. Aux environs de 11h, l'appel des comités de villages semblait avoir eu un écho très favorable et a mobilisé beaucoup de monde.
Le mot d'ordre était un rassemblement devant le siège de la mairie pour une marche qui allait s'ébranler vers le siège de la daïra.
Parallèlement à cette marche, les initiateurs ont appelé les commerçants de la ville d'Azazga à baisser rideau en signe de colère face à la disparition du jeune étudiant. L'appel a été largement suivi et la même ambiance a régné au niveau du marché hebdomadaire d'où les commerçants, venus de loin, ont dû rebrousser chemin. En guise de solidarité avec la famille, les différentes autorités de la commune d'Azazga ont décidé de l'annulation pure et simple de toutes les activités culturelles et artistiques programmées pour la soirée d'hier au niveau de l'annexe locale de la Maison de la culture Mouloud-Mammeri. Un gala allait être d'ailleurs animé par les chanteurs Zayen, Oulhaci Malek, Belkacemi Yacine et Berradj Mohamed. Jusqu'à hier dans l'après-midi, aucune source ne pouvait prétendre détenir une quelconque bribe d'information ou disposer du moindre indice pouvant servir à l'enquête. Une disparition mystérieuse au sens propre du mot entourée de beaucoup de supputations, par ailleurs. Toutes les pistes sont à explorer, affirmait hier un connaisseur de ce genre de situation.
Pour notre interlocuteur, seule la coopération des membres de sa famille avec les enquêteurs des services de sécurité peut servir le jeune Saïd Djennad. La solidarité citoyenne ne peut avoir d'effet que sur le côté psychologique à même de garder le moral de ses proches. Aussi, la famille était encore, hier, en attente de nouvelles de son enfant qu'on dit féru de l'informatique. Une enquête est en cours avec grand espoir de lever le mystère qui entoure les conditions dans lesquelles a disparu le jeune étudiant. Non loin de là, toujours dans la wilaya de Tizi Ouzou, une autre famille est toujours dans l'attente désespérée de retrouver un membre de sa famille disparu. A Béni Zmenzer, au moins la famille ainsi que les villageois ont conclu, même sans preuve irréfutable, à un kidnapping. Des actions ont été organisées à Alma, chef-lieu de la commune jeudi dernier. Une marche et une grève générale ont eu lieu avec un taux de suivi total. Un taux qui démontre la solidarité indéfectible des populations avec les familles victimes de ces disparitions.
Aussi, jusqu'à hier après-midi, deux localités de la wilaya demeuraient sans nouvelles. La peur au ventre, les proches et les parents sont dans l'attente. La situation sécuritaire n'est guère reluisante. Même si rien n'incite à conclure à un enlèvement à Azazga, il devient de plus en plus plausible du côté de Béni Zmenzer. Un vieux retraité de France âgé de 71 ans, à moins qu'il soit atteint de la maladie d'Alzheimer ne disparaît pas subitement et laisse sa famille sans nouvelles pendant plus d'une semaine. En tout cas, la seule chose qui soit sûre et avérée, c'est la solidarité citoyenne. A Béni Zmenzer ou bien à Azazga, les villageois ont répondu présent à tous les appels. Contrairement à d'autres pays où la famille de la victime affronte, seule, les affres de ces situations, en Kabylie, les proches des victimes ne sont jamais restés seuls face à l'adversité. Face à l'insécurité semée par le terrorisme et le banditisme, les villageois n'ont, durant plusieurs années, trouvé comme recours que la solidarité de la société traditionnelle.

l'Expression 

Vous devez être connecté pour poster des commentaires

Identification

Agenda

December 2017
M T W T F S S
27 28 29 30 1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31