IL A ÉTÉ EMPORTÉ VENDREDI SOIR PAR LES EAUX À BÉJAÏA

Le corps du jeune d'El Kseur repêché

Des ponts submergés par les eaux, des constructions en bas et en haut, des routes non sécurisées, autant de facteurs aggravants qui favorisent les inondations.

Belaïd Kamel, âgé de 41 ans, qui a été emporté par les eaux en furie de l'oued Bechiche dans la commune d'El Kseur a été retrouvé mort, hier. Après deux longues journées de recherche, les éléments de la Protection civile, soutenus par les citoyens volontaires, ont repêché le corps inanimé près d'une ferme non loin de la ville d'El Kseur. Le cadavre a été transféré à l'hôpital d'Amizour pour les besoins de l'enquête ouverte par les services de la Gendarmerie nationale afin de déterminer les circonstances exactes de ce drame.

Les précipitations hivernales qui ont frappé la wilaya de Béjaïa durant les journées de jeudi, vendredi et samedi, ont provoqué la crue des eaux des oueds. Celui de Barchiche a fait un mort. La victime était surprise par la montée des eaux alors qu'elle tentait de traverser à bord de son camion cette rivière. Pris de panique, le jeune homme décide de quitter son véhicule dans une ultime tentative d'une mort certaine. La Protection civile a mobilisé 80 éléments et plusieurs plongeurs dans les recherches qui ont touché dans un premier temps l'embouchure de l'oued Soummam. Il ne sera retrouvé qu'au bout de plusieurs heures de recherche auxquelles avaient pris part des citoyens volontaires.

Par ailleurs, les inconséquences induites par les pluies diluviennes sont pratiquement toutes levées, hier, indiquait une source de la Protection civile. Alors que la circulation routière a repris sur la RN12 après la décrue de l'oued Soummam, les habitants du village de Bouzoulem, sur les hauteurs d'El Kseur étaient là à compter les dégâts causés par les torrents sur leurs habitations. Il en est de même pour les cultures. Les dégâts se chiffreraient à plusieurs milliards de centimes. C'est aussi la fin de l'isolement des 80 familles du village Djebira. Les équipes de la DTP ont installé un passage provisoire pour secourir les habitants. Les différents affaissements de terrain annoncés dans différentes communes de la wilaya ont été déblayés, avons-nous appris hier des services des ponts et chaussées de la wilaya. Les inconséquences des dernières intempéries sont arrivées pour rappeler leur responsabilité aux uns et leur devoir aux autres. Il aura fallu une pluie continuelle, dix fois moins importante que celle en vigueur sous d'autres cieux pour que les cauchemars réapparaissent. Si les irresponsabilités de ceux chargés de veiller aux comportements indélicats des habitants sont avérées, le civisme des citoyens n'est pas en reste. Il est mis à nu dans ces conditions. Les gravats laissés au hasard ont été emportés par les eaux de pluie pour stagner sur les voies de circulation. Les avaloirs étaient trop petits pour contenir tout ce que les eaux avaient charrié. Des ponts submergés par les eaux, des constructions en bas et en haut des routes non sécurisées, autant de facteurs aggravants qui favorisent les inondations et les déviations des eaux de leur voie originelle. Les inconséquences sont alors imprévisibles faisant des dégâts importants que si le bon sens était de vigueur on n'en serait pas là, quelle que soit l'intensité de la pluie.

l'Expression  

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