Célébration du Yennar à Batna : la renaissance de la culture amazighe

L’association des enseignants de tamazight de la wilaya de Batna a organisé ce 14 et 15 janvier une activité culturelle et artistique marquant le Nouvel an berbère.

Célébration du Yennar à Batna : 
la renaissance de la culture amazigheLe Théâtre régional de Batna a abrité deux représentations, "Asadel n wawel" (Le bourreau des mots) la pièce de Chouki Bouzid qui a remporté la meilleure mise en scène lors du dernier festival du théâtre amazigh, et "Tacaqufth Inurar ni mudher" de la troupe de Aïn Touta. À la maison de culture de Batna, plusieurs activités étaient également prévues, le public venu de tous l’Aurès et même de Kabylie a pu découvrir les déférents produits artisanaux que des mains habiles perpétuent encore, tapis traditionnels, poterie et bijoux.

Un autre coin de l’exposition a été consacré aux sites archéologiques et naturels de l’Aurès, le public a pu ainsi admirer en photos les vestiges de Lambaesis (Tazoult-Lambèse), l’arc de Trajan de Timgad, et le mausolée majestueux d’Imadghassen. Les visiteurs ont été conviés à la dégustation d’Irachmen, le plat traditionnel que les familles chaouies préparent à l’occasion du Yennar.

Abdel Malek Meniche, un spécialiste de la langue amazighe, venu de Bouira, a présenté ses ouvrages, notamment un dictionnaire amazigh (tamazight-français) paru récemment aux éditions Asirem.

Plaidoyer en faveur de l’enseignement de tamazight

L’évènement marquant a été sans doute la série de conférences qui ont eu lieu à la grande salle de la Maison de culture, les déférents intervenants ont évoqué le net recul qu’enregistre l’enseignement de tamazight dans les wilayas des Aurès, le cas de l’enseignante de Khenchela victime de harcèlement de son directeur a été rappelé. Evoquant l’avenir de l’enseignement de cette matière, les conférenciers recommandent l’abolition du préalable de la demande sociale et appellent le ministère de l’Education à généraliser l’enseignement de tamazight dans tous les paliers scolaires, l’alibi du manque des encadreurs, évoqué souvent par le ministre de la tutelle semble plus que jamais dérisoire, surtout avec l’ouverture cette année du département de tamazight à l’université de Batna.

L’évènement a été clôturé dans une ambiance festive par un gala musical animé conjointement par le chanteur Ishem Boumaâraf et Djimy Mazigh.


Le Matin  

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