Scolarité perturbée et commerces fermés

La tension persiste à Ghardaïa

La moitié de la ville est animée avec ses embouteillages, ses trottoirs bondés de monde et ses terrasses de café pleines, et l’autre, complètement déserte, avec ses rideaux baissés et une circulation automobile quasi nulle.

Les Mozabites, à travers la cellule de coordination et de suivi, ont décidé de prolonger la grève des commerçants, et en accord avec les parents d’élèves, à retenir pour la seconde journée consécutive, les enfants à la maison, et ce tant que les personnes arrêtées lors des affrontements ne sont pas relâchées et que les commerçants de la communauté ayant subi des dommages ne sont pas indemnisés. Par ailleurs, concernant la reprise éventuelle des cours des enfants mozabites, une réunion en ce sens était prévue pour hier soir. Des sources crédibles nous ont appris que la tendance s’achemine vers la reprise des cours aujourd’hui, ou au plus tard dimanche prochain.

D’autres sources sécuritaires nous ont informés que des mesures de sécurité supplémentaires ont été mises en place par le déploiement de plus d’éléments sur les trajets des écoliers à même d’éviter toute éventuelle friction entre les gamins, répondant ainsi favorablement à l’exigence des parents d’élèves et de la cellule de coordination et de suivi de la communauté mozabite de la commune de Ghardaïa. Les citoyens de Ghardaïa, toutes communautés confondues, interrogés sur le ballet incessant, dans la vallée du M’zab, des personnalités et des délégations proposant et s’invitant dans le débat, restent circonspects sur «les motivations et les véritables raisons de cet empressement à s’auto-afficher en médiateurs». El Hadi, cadre d’une entreprise, estime : «Il est impensable que des gens pensent pouvoir apporter des solutions en une journée à des problèmes qui s’entassent depuis 1975.

Même si toutes les initiatives sont à encourager et à féliciter pour leur apport à la solution, c’est quand même d’abord aux deux communautés de s’asseoir ensemble et de se mettre d’accord sur un minimum avec des garanties de l’Etat à les assumer.» Fatna, patronne d’une agence de location de voitures, pense que «même les femmes de la région doivent s’organiser et se rencontrer entre elles pour consolider les liens de fraternité et de bon voisinage et surtout pour inculquer à leurs enfants le respect de l’autre, et ce, quels que soient sa culture, son culte ou sa couleur».                             

El Watan 

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