LA MALADIE A UN COÛT SOCIAL TRÈS ÉLEVÉ

100 000 Algériens atteints d'Alzheimer

Les facteurs de risque sont dus essentiellement à la consommation abusive de l'alcool, le manque d'hygiène alimentaire.

Véritable casse-tête pour les personnes âgées qui dépassent les 60 ans, la maladie d'Alzheimer, les troubles comportementaux et la dépression nerveuse ont été abordés hier, sous un nouvel angle des découvertes médicales et recherches scientifiques qui vont dans le sens du traitement de cette pathologie à l'hôtel Sheraton à Alger. Elles sont estimées à 100.000 les personnes âgées qui souffrent de la maladie d'Alzheimer. Aussi, le laboratoire Pfizer Pharm Algérie (PPA), a invité des spécialistes de haut niveau afin de s'imprégner des dernières nouveautés médicales et soins y afférents.

Daoudi Smaïl, chef de service de neurologie au CHU Mohamed-Nedir de Tizi Ouzou, a évoqué la maladie d'Alzheimer, lors de son exposé au point de susciter un intérêt particulier chez la presse nationale. «Le traitement de la maladie d'Alzheimer et autres troubles comportementaux ne se limite pas au seul effet des médicaments. Mais, c'est tout un environnement qui doit être mis en valeur afin de soulager les souffrances et suivre le traitement des patients», a-t-il indiqué en marge de la journée. Tenant compte de son importance, certains médecins généralistes qui ont à l'esprit la noblesse des sciences médicales, ont souligné que cette maladie est du ressort des spécialistes avant tout. «Dès que je constate des signes de la maladie d'Alzheimer à 80% chez le patient, je l'oriente directement chez un spécialiste, afin de le prendre en charge et d'éviter toute complication et risques», a révélé un médecin généraliste d'El Achour à Alger, qui s'exprimait sous anonymat. Les facteurs de risque sont dus essentiellement à la consommation abusive de l'alcool, le manque d'hygiène alimentaire, les maladies génétiques et familiales. Générant des troubles de sommeil et troubles comportementaux chez le malade, les spécialistes en la matière ont insisté longuement sur la nécessité de la prise en charge des malades dès les premiers symptômes de la maladie, afin d'éviter des complications.

Dr Kacha Farid, éminent psychiatre à l'hôpital de Chéraga, a relevé un manque considérable de spécialistes en la matière. La sécurité sociale exige des prescriptions de médicaments liés aux maladies nerveuses auprès des spécialistes seulement, «mais bon nombre de médecins généralistes demandent aussi de leur côté, l'autorisation de prescrire des ordonnances qui vont dans le même sens», a souligné le Dr Kacha. Interrogeant plusieurs médecins sur la question de la prescription ou non des médicaments qui relèvent de la neurologie, les avis divergent. «Les uns sont aveuglés par l'argent à n'importe quel prix aux dépens des patients, d'autres médecins sont toujours plus respectueux de la déontologie médicale», a-t-on indiqué. Programmé pour l'après-midi d'hier, l'exposé sur le diagnostic et le traitement de la dépression nerveuse qui touche de larges couches sociales toutes catégories confondues, devait apporter des réponses médicales et scientifiques à tous ceux et celles qui souffrent de la maladie de l'anxiété et dépressions nerveuses diverses.

Bon nombre de personnes hésitent encore à consulter psychologues, neurologues et psychiatres afin d'être fixées un tant soi peu sur leur état de santé notamment les personnes âgées, dont le nombre le plus important est de sexe féminin, a-t-on précisé.

l'Expression 

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