IL A ANIMÉ UNE VENTE-DÉDICACE À L’IF ORAN

Slim ou une vie algérienne en BD

Slim ou une vie algérienne en BDInvité à l’Institut français pour une vente-dédicace de son recueil de planches regroupées sous le titre “Tout va bian”, Slim s’est prêté au jeu de se raconter, de raconter cette Algérie, celle de son regard et de son trait si bien campés par ses tout premiers personnages : Bouzid, sa moitié Zina et le “gat”.

Eclats de rire salvateurs et réel plaisir partagé par les amoureux et inconditionnels de notre bédéiste national et tellement algérien : Slim. Ravissement également pour la nouvelle génération qui ne connaît rien des années 1970-80 et qui lors d’une rencontre  à l’Institut français d’Oran, avec Slim, a découvert cet humour typiquement algérien entre dérision et sarcasme décapant. Invité donc par l’Institut français pour une vente-dédicace de son recueil de planches regroupés sous le titre “Tout va bian”, Slim s’est prêtée au jeu de se raconter, de raconter cette Algérie, celle de son regard et de son trait si bien campés par ses tout premiers personnages.
Et là comment ne pas évoquer  les “cultissimes” Bouzid, sa moitié Zina et le “gat”. Comment encore ne pas évoquer, avec ravissement toujours, cette langue chantée et châtiée des personnages de Slim ; un parler algérien qui est frais, vivifiant, parce qu’étant le parler d’un peuple multiculturel et si ouvert au monde. De son parcours depuis ses premiers pas dans le dessin, la BD, l’on retient déjà le goût chez le jeune Slim à raconter des histoires à l’époque du lycée et qui faisait de lui une sorte de vedette auprès de ses camarades de l’époque. Les années algéroises, les années de la bourse d’études en Pologne construisent peu à peu Slim, son trait son humour. Passant d’une époque à l’autre avec cette capacité à soutirer de toutes les vicissitudes de l’Algérie en marche depuis les années 1970, ce qu’il y a de plus fort et de plus incroyable et improbable. Ses rencontres “au pays des miracles”, car, comme il l’a précisé à son auditoire, il n’y avait rien dans les années 1970.

Slim transportera l’assistance dans le monde de l’absurde, évoquant les planches que ce soit à Algérie actualité ou ailleurs, qui connaîtrons les affres de la censure. Une censure qui s’abattra sur des planches de dessin ; il évoquera notamment la planche relative à la piscine du chef alors qu’il n’y a plus d’eau aux quatre coins de l’Algérie, et les 6 nuages importés. Il en manquera deux…
Dans les années 1980, la “petite” ouverture sous l’ère Chadli ne sera pas forcément une ouverture pour les bédéistes, le dessin de presse n’existant pas encore. D’ailleurs son premier portrait croqué de Chadli ne passera pas… Il ne fallait pas aller trop loin ! Débuter en noir en blanc, Slim épousera peu à peu les nouvelles technologies, la couleur, le photoshop l’internet… Un véritable bonheur et qui aujourd’hui permet aux jeunes et la nouvelle génération de travailler avec une forme de liberté créatrice qu’il n’avait pas à son époque.

Des noms de confrères et collègues pour lesquels il a de l’affinité, du respect comme Georges McManus, Burne Hogarth, ou encore Wolinski, Sine, sont autant d’indications sur notre Slim national qui estime qu’il y a des limites. L’avenir ?
Slim va continuer à croquer son Algérie avec en prime la dérision, l’autodérision… autant de symboles d’un farouche appétit de vie, de liberté partagé par tous les Algériens, et l’on attend déjà avec impatience sa prochaine compilation sur “les Martiens qui sont au Sud et qui gouvernent depuis 62 le pays”, ainsi que la prochaine rencontre et les aventures de son autre personnage truculent “Milouda”.

Liberté   

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