ALORS QUE M. YOUSFI A PROMIS UN ÉTÉ SANS DÉLESTAGES

Béjaïa risque de passer un été dans le noir

ALORS QUE M. YOUSFI A PROMIS UN ÉTÉ SANS DÉLESTAGES
Béjaïa risque de passer un été dans le noirLa centrale d'El Kseur ne peut supporter seule la charge lors des grands pics de consommation.

«Le groupe Sonalgaz, la direction de distribution et la direction de l'énergie et des mines dégagent toute responsabilités des conséquences qui en découleraient de la non-réhabilitation de la ligne 60 KV reliant Darguine à Béjaïa»,

telle a été la déclaration faite, hier, par le directeur de l'énergie et des mines de la wilaya de Béjaïa lors de la traditionnelle conférence de presse organisée, hier, par le directeur de la distribution de l'électricité et gaz de Béjaïa (SDE/DD). La conférence portait sur la présentation des bilans d'activités de l'année 2012.

En effet, en raison d'une opposition de 11 familles qui réclament une indemnisation conséquente pour faire passer cette incontournable ligne de haute tension sur une distance de près de 500 mètres, la ville de Béjaïa risque de passer un été dans le noir. Une réhabilitation incontournable en somme, car d'une capacité de 620 ampères, la centrale d'El Kseur ne peut supporter seule la charge lors des grands pics de consommation, en été notamment, d'où la nécessité, voire l'urgence et l'obligation de réhabiliter la ligne Derguina-Béjaïa qui pourrait supporter la moitié de la charge. Jeudi dernier, s'exprimant devant les députés à l'Assemblée populaire nationale, le ministre de l'Energie s'est engagé: «les Algériens ne passeront pas un Ramadhan dans le noir. Ils n'auront pas recours à la bougie. Sonelgaz sera au rendez-vous! «En dépit du retard enregistré, l'installation des équipements sera parachevée avant le 10 juillet prochain» a indiqué M.Yousfi. A Béjaïa, même si la courbe est ascendante pour la troisième année consécutive en matière de plan de développement du plan quinquennal 2005/2009, il n'en demeure pas moins que les contraintes liées aux oppositions des particuliers freinent sérieusement la direction de distribution dans cette wilaya. Ainsi, pour la troisième année consécutive, le constat reste le même en la matière: créances impayées, fraudes, oppositions omniprésentes pour le développement des ouvrages électriques et gaziers, coupures de routes récurrentes, étendues géographiques assez importantes et relief accidenté, saccage et destruction des agences commerciales et districts électricité et gaz sont, entre autres, les contraintes qui entravent l'action de la SDE/DD de Béjaïa, filiale du groupe Sonelgaz, selon le rapport d'activité présenté, hier, par le directeur de distribution de Béjaïa, Aziz Bouchareb. S'agissant des créances non recouvrées qui touchent, aussi bien les particuliers, que les administrations publiques, en dépit des efforts consentis et déployés pour y remédier, elles restent importantes. Ainsi, l'évolution des soldes et délais crédit client fait ressortir un solde de 138.3 milliards de centimes.

82 milliards chez les particuliers, 28 milliards pour les administrations publiques dont 22 milliards pour les APC. Neuf communes, dont Béjaïa, Akbou et Sedoukk détiennent une grande partie des créances des APC, soit 13,6 milliards de centimes. La fraude et les différentes pertes techniques restent aussi l'autre problème qui mine la SDE/DD-Béjaïa. La facture de la perte d'énergie s'élève à quelque 91,4 milliards de centimes. Par ailleurs, interrogé sur les dernières accusations adressées par l'APC de Béjaïa pour raccordement illégal en gaz et en électricité des habitations illicites, la direction de Béjaïa réplique par la manière forte en rappelant que c'est par la demande et le financement que tous les branchements ont été réalisés dans la commune de Béjaïa. En outre, concernant la centrale d'Amizour qui a connu un retard de 45 jours dans son lancement, le DEM nous apprend que trois turbines sur les huit prévues rentreront en fonction fin juillet au plus tard. Quant à la quatrième, elle interviendra à la mi-août prochain. En ce qui concerne le taux de raccordement en gaz de ville, il est de 41.25% à fin mai dernier. Il était de l'ordre de 29.9%, en 2010, de 32.36% en 2011 et de 37.97% en 2012, soit une progression continue pour la wilaya de Béjaïa qui reste la lanterne rouge en la matière. Autre point négatif signalé dans le bilan est celui des agressions d'ouvrages à répétition à travers le territoire de la wilaya. La direction, dans son plan de recensement qui est toujours en cours, a enregistré quelque 202 agressions d'ouvrages, dont 104 au niveau du chef-lieu de wilaya concernant le réseau électrique d'une part, et 78 autres agressions touchant le réseau gazier, d'autre part.


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