Consommation

De la poudre de tuile rouge dans les épices

De la poudre de tuile rouge dans les épicesChaque Algérien consomme annuellement en moyenne 1,5 kg de produits alimentaires impropres à la consommation et/ou dépassant largement leur date de péremption, selon le porte-parole de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA).

« Plus de 50.000 tonnes de produits alimentaires périmés ou impropres sont consommés chaque année par les Algériens. La majorité sont des produits importés, tels que les légumes secs, les pâtes ainsi que les dérivés de viandes et de produits laitiers », a précisé, jeudi, Hadj Tahar Boulenouar lors du forum des journalistes de Tipasa. Selon le responsable de l’UGCAA, les tromperies dans ce genre ne se limitent pas à cela. Certains transformateurs et opérateurs n’hésitent plus à ajouter des ingrédients toxiques, comme dans le cas du café auquel on ajoute du sucre brûlé en grosse quantité pour compenser le poids du café évaporé lors de la torréfaction. « Plus, je détiens des informations faisant état de rajout de poudre de tuile rouge et de sable dans des épices », affirme M. Boulenouar. Evoquant l’organisation de l’activité commerciale, ce dernier a signalé qu’un nombre impressionnant de registres du commerce fictifs est en circulation. « On recense entre 10.000 et 20.000 documents, dont la quasi majorité est dans les circuits de distribution et d’importation », indique-t-il. Une précision : « Un registre du commerce fictif n’est pas un faux, soit il est retiré sous un prête-nom ou bien inscrit sous le nom d’une personne n’ayant pas toutes ses capacités mentales, ou des personnes ignorant la situation », note-t-il.

Le recours à ce type de trafic est une pratique usitée par certaines personnes en vue de se protéger en cas d’effraction ou bien se soustraire à l’assujetissement de l’impôt. Ainsi les importateurs de produits pyrotechniques usent particulièrement de ce subterfuge. Abordant les sujets relatifs à la prolifération du marché informel ainsi que les programmes de construction des marchés de gros de détail et de proximité, M. Boulenouar a rappelé qu’on enregistre sur le territoire national un déficit équivalent à 1 000 structures entre marché de détail et de gros. Pour lui, si cette situation perdure, « on risque de subir encore la spéculation et l’inflation des prix ainsi que la prolifération du négoce souterrain ».

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